[Test] Fromage végétal Violife Pizza

Le mois de Mai file à toute vitesse, et entre le boulot et les jours « fériés » à m’occuper de Progéniture, j’ai à peine le temps d’alimenter le blog… Mais par contre, qui dit jours sans travailler, dit un peu plus de temps pour cuisiner, expérimenter et découvrir des produits!
Me revoilà donc avec un nouveau test de produit, qui risque de davantage vous intéresser si vous avez stoppé votre consommation de fromage pour toutes sortes de raisons!

Autant, pour les oeufs, il est assez facile de « gruger » avec des substituts végétaux (je vous en parle vite!), autant pour le fromage… A part celui aux lupins que je fabrique à partir de la recette de Marie Laforêt (on la trouve dans Vegan et dans Fromages Vegan, et peut-être dans ses autres livres?), toutes les tentatives de fromages végétaux « maison » ont été des catastrophes.
Bien sûr, j’ai tenté les tellement salivogènes fromages de cajou d’Antigone XXI, mais n’aimant pas le goût de la cajou, de base, les recettes ont beau être parfaites sur tous les plans, je n’ai pas apprécié la saveur.
Et quid de l’aspect?

Dans tous les cas, depuis que je suis végétalienne, j’avais fait une croix sur les pizzas (une pizza sans fromage? inconcevable!). Ce qui n’empêchait pas mes hommes de se faire de monstrueuses 5-fromages pendant que je me faisais une salade de lentilles, soit dit en passant!
(oui, une recette de « fromage » végétal à pizza circule depuis quelques mois, il paraîtrait qu’il est fantastique, sauf qu’il est plein d’ail, et que j’y suis allergique, donc en attendant de trouver une alternative, je ne pourrai pas le tester 😉 )
On avait déjà testé des substituts fromagers « déjà râpés », mais nous avions été tellement déçus tant par le goût (le côté « rance » de l’huile de coco non désodorisée) que par l’aspect (« t’es sûr que tu l’as cuit, la pizza? Parce que là, le fromage, il a pas bougé hein… ») que nous avions laissé tomber les tentatives, préférant encore nous en passer (enfin, moi, du coup).

 

Et puis, j’ai reçu un bloc de fromage à pizza Violife, toujours de mon partenaire Boutique Vegan.
Ni une ni deux, j’ai tartiné une pâte à pizza de sauce tomate, coupé mes jolis légumes,  et j’ai sorti la râpe.

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Pour la liste des ingrédients, je vous invite à la lire directement dans la fiche-produit de Boutique Vegan, mais en résumé, c’est sans soja, sans gluten, sans lactose-caséine, sans huile de palme, vegan (forcément), et sans ail (eh ouais).

Alors, la texture?
On nous présente le fromage comme étant bien filant, bien comme le vrai.
Je vous détrompe tout de suite : il ne file pas. Du tout.
Par contre, il fond, réellement, et effectivement sans avoir besoin d’être ultra-chauffé. Ce qui est déjà un très bon point, quand on sait que nombre de ses semblables restent « en vermicelles » qui se contentent d’au mieux durcir, et qui tombent donc lamentablement lorsqu’on saisit une part de pizza.
Il pourrait s’apparenter à une mozzarella très compacte, une fois fondu (ça m’a rappelé celle « en flocons » qu’on utilise dans la restauration rapide, pas celle en boules qu’on tranche pour mettre dans la salade).

Par contre, lorsqu’il est « cru » (enfin, à la sortie de l’emballage, quoi), l’aspect est un peu déroutant.
On dirait un bloc de plastique, super dur, c’est vraiment spécial. Passez outre cet aspect, honnêtement. Ce n’est qu’un désagrément esthétique, lié au fait que c’est une préparation végétale, à base d’huiles, et que c’est donc l’aspect normal d’une préparation de ce type.

J’ai tenté de le râper avec une râpe à main classique (celle dont je me sers pour faire mes zestes d’agrumes), c’est long, pénible et malheureusement, la seule chaleur produite par mes mains et la friction de la râpe a commencé à altérer la solidité du bloc.
J’ai donc dégainé le robot (oui, on m’a offert un robot-râpe pour me faciliter les préparations de carrot-cakes et autres galettes aux légumes, autant le rentabiliser!), installé la « grosse râpe » et en avant Vincent, en 3 tours j’avais mon bol rempli de fromage râpé, toujours bien solide et prêt à recouvrir mes pizzas.

Franchement, ça fond.

Franchement, ça fond.

Et le goût, le goût?
Alors là…
Je l’ai d’abord testé « cru » (toujours à la sortie de l’emballage, donc, je ne sais pas si cette préparation subit une quelconque cuisson lors de sa fabrication). Bah oui, je suis curieuse, et quand Progéniture se colle à mes jambes pendant la préparation de la Sainte Pizza, et qu’il en déduit que cette chose, là, c’est sûrement du fromage, il en veut, et ce n’est pas négociable.
Alors je teste, avant, pour éviter le recrachage et le refus d’ingurgiter la moindre bouchée par la suite.

Et donc, tant par l’aspect que par le goût, j’ai eu l’impression de croquer dans une des tranchettes de fromages « insipide » type emmental que mon homme achète sous blister en marques distributeur (mais si, vous savez, ces restes de fromages réagglomérés qu’on nous vend comme étant une découpe « spéciale sandwiches »… ah oui, ça fait moins rêver, d’un coup).
Moi, je m’en fiche, j’aimais bien ça, donc j’étais assez contente de retrouver ce goût peu présent dans une préparation végétale.
D’ailleurs, à force de discuter, de traîner, de jouer autour de la table et de prendre notre temps, on s’est tapés environ un tiers du bloc en lamelles, avant d’enfourner les pizzas…
C’était déjà un bon point pour le Violife Pizza.

Fondu, ça n’a rien à voir.
Il est extrêmement savoureux, il est un peu fort mais pas trop, je le comparerai encore une fois à la mozzarella « en flocons », tout de même un peu plus présent.
Bon, j’en avais trop mis. Disons que j’avais mis la quantité que je mettais avec du gruyère râpé, mais c’était sans compter sur la puissance de goût et le pouvoir de « fondance » (ouais j’invente des mots, tellement je suis une guedin de la cuisine) du Violife Pizza.

Mais il est vraiment délicieux, en résumé. Il n’a pas le goût des huiles avec lesquelles il a été préparé, rien ne « ressort » plus que le reste, cette saveur est harmonieuse et fidèle à ce qu’elle est supposée substituer.
Même mon homme, qui lui, n’a pas lâché le fromage animal, a été bluffé. Et Progéniture, qui autant hurle de bonheur quand on lui annonce une pizza au menu, n’en mange pas, d’habitude (rassurez-moi, cette bipolarité alimentaire, c’est normal? 😀 ), s’en est enfilé sa part sans moufter et en a même réclamé d’autre.

 

Donc, en résumé :
– il fond correctement, même s’il ne file pas
– son goût est comparable à la mozzarella fondue, un peu plus puissant cependant, et donc remplace parfaitement un fromage animal
– même sans cuisson, il nous a conquis.

Pour info, avec un bloc de 400g, on a fait 2 pizzas surchargées (je pense qu’on aurait pu en faire 3 avec ce que j’avais râpé), et si on n’avait pas grignoté le reste « à froid », on aurait pu s’en faire encore au moins 3.
Mais il a été vite terminé, le bougre… 😉

 

Infos pratiques :

Violife pour Pizza, 5,39€/400g
Boutique Vegan

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Cet article a été rédigé en partenariat avec Boutique Vegan.

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A une époque, je mangeais de la viande.

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Tout a débuté lorsque j’avais 15 ou 16 ans.

Je vivais alors chez mes parents, près de chez ma tante, qui élevait des poules. Vous vous doutez certainement de ce qu’il s’est passé : un beau (non) jour, mes parents ont décidé de  se faire un petit gueuleton volailler « à l’ancienne ».
Déjà pas très chaude à l’idée de manger ces bêtes que j’aimais bien, que j’avais photographié (oui, vous pouvez vous moquer, mais c’était le début de ma période photographique), j’avais décidé de me mettre des oeillères et d’imaginer que ce n’étaient pas celles que j’avais connu. Cela rendait la situation un peu moins horrible à mes yeux.
Sauf que j’ai été forcée (enfin comprenez-moi : j’ai toujours eu une crainte viscérale de déplaire à mes parents, et lorsqu’ils ont insisté devant mon refus, j’ai fini par céder) à plumer ces volatiles, après avoir assisté à l’attrapage et à l’égorgement.
Sans entrer davantage dans les détails, cela ne s’est pas passé comme prévu, et j’ai eu une réelle prise de conscience de mes actes. Je dépeçais un animal.

Ecoeurée, j’ai voulu devenir végétarienne à cet instant précis.
Mais voilà, je suis issue d’une famille où non, on ne devient pas végétarien comme cela, madame. Que nenni, baste de ces raisonnements néo-hippies comme quoi l’on peut vivre sans manger d’animaux, ils sont là pour cela, et puis on ne va pas en plus devoir faire deux types de repas pour Mademoiselle Qui-Refuse-La-Viande. Ma tentative a duré presque deux semaines avant que je remette mes oeillères et recommence à être omnivore.

Quelques mois plus tard, bac en poche, je vivais seule. Libre donc à moi de tout simplement ne pas acheter de viande, et de renouer avec mes idéaux. J’étais en couple avec un carnivore (oui, là, il était difficile de parler d’omnivore tant il aimait la viande), mais, même s’il se moquait de moi, il respectait mes choix.
Mais la pression de la belle-famille a, une fois de plus, eu raison de mon végétarisme. J’étais jeune, mes appuis étaient faibles, je voulais leur plaire coûte que coûte.
J’ai cédé, et suis redevenue omnivore.

Les années ont passé. Je ne me posais plus la question, je n’étais plus tellement tiraillée entre mes idées et mes actes, je refoulais cette partie de moi qui était scandalisée à l’idée de tuer un animal pour le manger, bien que parfois, mon côté défenseur de la cause animale refasse surface.
Je voulais m’engager auprès de la SPA, des associations anti-corridas, militer contre le port de la fourrure, mais au vu de mes habitudes alimentaires, je me sentais hypocrite.
Je travaillais dans la restauration rapide, et la vue des viandes crues que je préparais me dégoûtait, j’étais en colère contre moi-même tout en me disant que « je n’avais pas le choix, il fallait que je travaille pour payer mes études ».

Des années se sont écoulées ainsi. Perdue entre mon désir de ne pas faire souffrir d’animaux, ne pas les tuer, et mes habitudes alimentaires qui s’accrochaient comme l’odeur de la viande crue à mes vêtements.
Après tout, j’avais vécu plus de vingt ans avec le schéma des repas viande+accompagnement. Un repas sans viande n’était pas complet, chaleureux, convivial. Un repas sans viande était bon pour les régimes, ce ne pouvait être autre chose qu’un repas fade, des légumes à la vapeur sans goût et humides. Il m’arrivait d’en faire, mais cela ne pouvait pas, et ne devait pas, devenir une habitude.
Et puis comme  beaucoup d’enfants (oui, je considère que j’ai été une enfant et une adolescente très tard, j’ai encore parfois du mal à me considérer comme une adulte), je n’aimais pas les légumes. Je n’allais pas chercher plus loin que cela.

***

Il y a un peu plus d’un an, j’ai arrêté de manger de la viande (et du poisson, car, qu’on se le dise, le poisson est bel et bien de la chair animale).
D’un coup, comme cela, du jour au lendemain.

Pourquoi?
Parce que je n’y arrivais plus.
Je me suis un jour retrouvée face à mon steak haché, dubitative. Je l’ai coupé, enfourné dans ma bouche, mais je n’ai pas pu l’avaler. Des larmes me sont montées à la gorge, j’imagine que c’était la prise de conscience qui avait fait son grand retour. J’ai recraché, bu trois ou quatre verres d’eau d’affilée, sous le regard intrigué du GrauLoup.
A partir de cet instant, je n’ai plus mangé de viande, et n’ai plus jamais retrouvé cette sensation.

J’étais comme apaisée.
J’osais enfin dire que je trouvais le port de la fourrure horrible, les conditions d’élevage des animaux atroces, je n’avais plus cette boule au ventre au moment de passer à table, je souriais intérieurement lorsque je faisais mes courses et que je passais devant le rayon boucherie sans y avancer.
A cette époque-là, j’ai enfin réussi à affirmer ma prise de position auprès de ma famille et de ma belle-famille (qui a été vraiment géniale, pour des tas de choses mais pour cela particulièrement). Des tas de raisons ont fait que cela a été possible, j’avais mûri, mes rapports avec mes parents s’étaient apaisés, c’était ma troisième « tentative », j’étais sûre de moi et bien plus stable dans mes positions. J’arrivais avec mon discours que je tiens encore aujourd’hui : « je ne mangerai pas de viande, mais je ne serai pas plus exigeante pour autant : je me contenterai parfaitement de l’accompagnement que vous aurez choisi ».
C’est passé tout seul.

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Oh, je ne vais pas vous mentir, cela a été un véritable casse-tête de trouver comment cuisiner sans le schéma que j’avais toujours connu de la viande+accompagnement, d’autant que mon goût pour les légumes n’était pas des plus développés.
Je me suis d’abord forcée à cuisiner mes légumes comme je savais déjà le faire, mon trio courgettes-poivrons-carottes (alors que je détestais les carottes cuites! mais il fallait bien varier un peu) à la poêle s’est petit à petit accompagné de céréales diverses et variées, au fur et à mesure de mes recherches sur le net et de mes tentatives d’expérimentations culinaires.
Et puis j’ai découvert les crèmes végétales, d’autres légumes, et les protéines de soja et autres « fausses viandes » pour tricher un peu de temps en temps et refaire mes recettes carnées façon végétariennes.
Il y a eu des échecs, j’ai encore en mémoire le goût amer et âpre de ma tentative de navets blancs à la poêle, mi-crus mi-brûlés, qui n’ont jamais repassé le seuil de ma porte.
J’ai redécouvert les différentes cuissons, les épices et arrangements, et jour après jour, même si je suis loin d’être une grande cuisinière, j’ai réussi à réaliser des repas variés et savoureux très mangeables.

Petit à petit j’ai même supprimé totalement les oeufs de ma cuisine (j’en consomme encore lorsqu’ils sont inclus dans les préparations que j’achète toutes prêtes comme les biscuits, mais jamais lorsqu’ils prennent une place importante dans la composition des aliments), ainsi que le beurre et la crème.
Je me suis remise à la pâtisserie, et réalise maintenant de délicieux gâteaux végétaux (en très grande partie grâce à AntigoneXXI et particulièrement son article sur Comment remplacer les oeufs, je ne la remercierai jamais assez pour cela). D’ailleurs, un gâteau au yaourt sans lait ni oeufs est en train de lever dans mon four!
Je ne consomme que rarement des produits laitiers, uniquement sous forme de fromage. Eh oui, les habitudes ont la vie dure, et j’ai beau culpabiliser à chaque fois que j’en mange, j’ai du mal à m’en défaire totalement. Je me dis que, comme pour le reste, cela viendra sans doute un jour, en attendant, je limite un maximum.

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Qu’en est-il de mes hommes, me demanderez-vous (ou pas, mais j’espère quand même que vous lirez ce paragraphe)?
Eh bien ils sont presque végétariens, eux aussi.
Je ne cuisine plus du tout de viande depuis un an (au début, je leur faisais cuire un steak, une escalope… pour accompagner le plat végétal, mais plus maintenant). Donc, il est très rare qu’ils en mangent à la maison, puisque c’est essentiellement moi qui cuisine (non, ce n’est pas une question de machisme) ! Bien sûr de temps en temps le GrauLoup achète du jambon, du saucisson, des steaks hachés. Je cuisine mon plat, il se fait cuire sa viande, et voilà.
Progéniture mange de la viande, des oeufs, du lait. Pas que cela me plaise outre mesure, ou que j’estime qu’une alimentation végétale serait mauvaise pour lui (bien au contraire), mais je pense qu’il est important qu’il fasse le choix de manger végétar/l/ien de lui-même, sans que je ne lui impose. A la maison, il mange végétal. Chez sa nounou, il mange de la viande ou du poisson tous les jours ou presque,  au restaurant également (il faut dire que je n’ai pas encore trouvé de menu enfant végétarien), et si son père a acheté de la viande pour les repas à la maison, il lui en lâche un peu.
S’il ne veut pas manger sa viande ou son poisson, je ne vais pas le forcer, vous pensez bien, mais je tiens à ce que cela reste un choix pour lui.

Il est donc tout à fait possible d’être végétarien en couple lorsque sa moitié ne l’est pas. A condition bien sûr d’être un minimum tolérants!

***

Depuis que je suis végétarienne, j’ai perçu un énorme changement au niveau de ma santé.
Sans aller jusqu’à dire que je suis devenue une super-louve-over-vitaminée, je tombe malade moins souvent, je digère bien mieux, je suis moins ballonnée. Ma peau est plus saine, de même que mes cheveux et mes ongles.
J’ai perdu beaucoup de poids, tout en étant plus en forme que jamais. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’être végétarien permet de perdre du poids, c’est un simple constat de ma propre expérience : l’absence de produits animaux dans mon alimentation a réduit considérablement mon apport en graisses superflues, et mon corps assimile mieux ce que j’avale, sans stocker outre mesure.

Surtout, je ne culpabilise plus quant à mes principes : je mange des choses « inertes ».
Et depuis, je suis bien plus sereine !

Nous vivons à une époque et dans une société où les alternatives végétales sont facilement accessibles. Il est très aisé de manger varié et savoureux sans impliquer la présence de produits animaux dans notre alimentation, cela m’a énormément aidée dans ma démarche.
Alors j’ai décidé de profiter du progrès alimentaire afin d’apaiser ma conscience!

***

J’espère que vous n’aurez pas vu cet article comme étant de la propagande végétarienne, ce n’était pas le but.
J’ai simplement voulu vous faire partager mon cheminement vers ce choix alimentaire, sans essayer de vous convaincre de quoi que ce soit (autrement, mon argumentaire aurait été bien faible…).

Cela vous intéresserait-il que je publie de temps en temps des recettes végétar/l/iennes?

Je vous laisse sur mon ressenti général :

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