Porter en toute sécurité.

Bonjour à tous.
Comme vous le savez sans doute (au pire, maintenant c’est le cas), hier a débuté l’édition 2o14 de la Semaine Internationale du Portage.

A ce titre, je ne pouvais pas rester silencieuse, mais j’ai voulu aborder un point que j’ai jusqu’à présent un peu laissé de côté dans mes articles : la sécurité.

(je n'ai toujours pas pris le temps de refaire cette horrible illustration)

(je n’ai toujours pas pris le temps de refaire cette horrible illustration)

 

Porter son enfant, c’est bien.
Ca, on l’a vu, revu et révisé. Vous commencez à le savoir, il y a énormément d’avantages à porter son enfant :
– la satisfaction d’un besoin de proximité
– le renforcement des liens parent/enfant
– le respect d’une bonne position pour l’enfant (soutien par la base, non-appui permanent de la tête sur une surface plane, contenance qui permet à l’enfant de développer sa motricité…)
– la libération des mains du porteur
– une mobilité plus grande
Ce n’est qu’une liste non-exhaustive, chacun y trouvera son compte (oui, cacher le bourrelet post-grossesse peut figurer sur la liste).

Mais pour que le tableau soit parfait, il est primordial de s’assurer de la sécurité du petit porté.
On relate souvent sur le web des histoires atroces de bébés étouffés dans une écharpe de portage, attisant les plumes acides des anti-portage (oui, comme pour tout, il y en a) et réveillant les inquiétudes des parents et de l’entourage des porteurs.
Sachez que c’est rare, j’irai même jusqu’à dire exceptionnel, même si ces articles sont souvent introduits par une notion de répétition.

Malgré tout, il est indispensable de veiller au respect de quelques points-clés d’un bon portage.

En premier lieu,  il est absolument primordial de s’assurer que les voies respiratoires de l’enfant soient dégagées. Pas de tissu qui passe sur son nez ou même son menton, il faut qu’il soit libre de respirer sans le moindre obstacle!
On parle souvent de glisser deux doigts entre le menton et la poitrine de bébé. Si, en théorie, c’est parfaitement juste, avec un vrai bébé qui prend la position qu’il veut, ce n’est pas toujours évident, mais gardez bien cette image en tête! L’idéal est un menton bien relevé (sans aller jusqu’à forcer sur sa nuque bien sûr), et un petit nez prêt à tout sentir!

L’enfant ne doit être ni trop haut, ni trop bas.
Pas trop haut, car cela deviendrait inconfortable et il pourrait avoir du mal à caler sa petite tête contre vous.
Pas trop bas, car il pourrait vite se retrouver la tête enfouie sous le tissu, en donc avoir des difficultés à respirer. En plus, ça fait mal au dos du porteur (et hop, une raison de plus de faire attention!).
L’enfant doit donc être à portée de bisous : sa tête reposera sur le haut de votre poitrine (pas votre cou) ou sur le creux de votre épaule.
(bien entendu, je parle ici d’un portage ventral ou sur la hanche, pour le portage au dos, vous adapterez ces conseils 😉 )
Ainsi, vous n’aurez qu’à pencher la tête pour l’embrasser sur le front. Si vous tirez trop sur vos cervicales, c’est qu’il est trop bas! Si vous devez enfoncer le menton sur votre cou, c’est qu’il est trop haut!

Le corps de l’enfant doit être dans une position physiologique, respectueuse de la position qu’il adopte naturellement lorsqu’il est libre de ses mouvements.
On parle de la position « grenouille », et pour les anglophones, de la position « M ». Ces termes sont assez imagés, et je dois dire que je préfère le terme de la position « M » : les barres latérales de la lettre représentent les jambes, la « pointe » centrale représente les fesses. Bon, allez, je fais un effort :
portagephysio02Donc, en résumé : en passant le tissu bien au creux des genoux de l’enfant, cela l’aidera à se positionner ainsi. Le bassin sera basculé en avant, et le dos sera bien arrondi.
Ne forcez jamais sur ses jambes pour les écarter! Contentez-vous de remonter ses genoux, et l’enfant écartera ses jambes en fonction de son évolution physiologique.
De cette manière, non seulement vous respecterez le corps de l’enfant, mais également vous éviterez de créer des points d’appui trop petits.
Plus l’enfant sera raide, plus le point d’appui sera petit, et l’enfant sera non seulement dans une position peu confortable, mais se sentira également moins soutenu, moins enveloppé : moins sécurisé!
En position physiologique, la zone d’appui et de soutien se fait depuis le milieu du dos jusqu’au creux des genoux, et enveloppe bien la base (les fesses) de l’enfant.

Enfin, et toujours aussi important, le moyen de portage doit toujours être correctement ajusté!
Cela peut paraître idiot. Sans doute plus que le reste. Mais pour éviter un glissement, et donc une éventuelle chute, il est primordial de bien ajuster votre moyen de portage, que ce soit un préformé, un mei-tai, un sling ou une écharpe (a priori, si vous utilisez un tube, vous l’avez choisi à votre taille, donc le risque de glissement est déjà limité).
Un porte-bébé trop lâche peut non seulement se desserrer, mais également glisser le long des fesses et du dos de l’enfant, pour ne plus rien soutenir du tout! (bien sûr, cela dépend aussi du nouage).
La vigilance évolue au rythme de bébé : un tout petit bébé peut glisser sur le côté, se tordre, et prendre une position inconfortable et/ou insécurisée.
Un bébé plus grand (et donc un bambin) peut desserrer l’écharpe en bougeant, même si ce ne sont pas des mouvements brutaux (on en parle, de l’enfant qui se jette en arrière?).
A tous les âges, un porte-bébé mal serré, quel que soit son type, peut remonter le long du dos de l’enfant et le laisser glisser.

Alors pour éviter cela, on ajuste!
Sans comprimer le duo porteur/porté, il doit être suffisamment proche des corps pour en épouser la forme et suivre leurs mouvements.
Ainsi, l’enfant pourra bouger mais le tissu en fera de même : il ne faut surtout pas que l’enfant bouge d’un côté pendant que l’écharpe reste au même endroit!

Fiez-vous à vos ressentis.
Soyez à l’écoute de votre enfant, et attentif à vos sensations. Normalement, si l’enfant glisse, si l’écharpe se desserre, vous le ressentirez et serez à même de le rectifier.
Observez votre enfant, toujours. Sans garder les yeux rivés sur lui, surveillez régulièrement qu’il ne manifeste aucun signe anormal d’agitation (ou de léthargie), qu’il ne change pas de couleur (y compris sur ses membres) ou quoi que ce soit d’anormal. Il sera votre meilleur indicateur!
(et bien sûr, toujours le protéger des aléas météorologiques, sur toutes les parties de son corps qui ne sont pas dans l’écharpe : le protéger du soleil avec un chapeau bien couvrant et de la crème solaire adaptée, le protéger du froid avec des vêtements pas trop épais mais bien couvrants, sans jamais l’étouffer sous une écharpe, et n’oublions ni les mains ni les pieds!)
Si vous n’êtes pas certain de serrer correctement votre écharpe, ou encore de bien installer votre enfant, n’hésitez pas à participer à un atelier  : les moniteurs de portage sont là pour ça!

Et partagez les bons gestes!
Ne laissez pas les personnes mal informées dans leur ignorance : il en va de la sécurité de leur enfant.
Sans aller jusqu’à rentrer dans le lard des gens, je vous laisse le soin de le faire de manière positive, sans juger, sans agresser : ces personnes ne veulent certainement pas du mal à leur enfant, elles manquent simplement d’informations, de formation.
Si l’occasion se présente, partagez vos astuces, vos conseils, votre amour du portage et votre volonté de protéger les enfants!
Je sais qu’il est difficile d’aborder les défauts d’un nouage avec la personne concernée, surtout s’il s’agit d’un inconnu (et là je ne parle même pas des porte-bébés non physiologiques!). Mais si vous voyez une ouverture, foncez!

 

En ce qui me concerne, j’ai mis à profit mes essais techniques d’illustration pour vous offrir cette image résumant mon article.
N’hésitez pas, partagez-la. Une image vaut mille mots, dit-on, et en plus celle-ci en contient.
Sentez-vous libre de la diffuser, de l’imprimer, de l’envoyer, de l’afficher (mais pas de la modifier, d’en copier certaines parties ou de la clamer comme étant vôtre, merci 😉 )!
Spread the word, comme on dit 😉 (et si c’est pas la bonne expression, je passe pour une grosse conne!)

(cliquez dessus pour l'avoir à taille réelle)

(cliquez dessus pour l’avoir à taille réelle)

Bonne semaine du portage à vous, et portez-vous bien!!

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[Test] La veste de portage Zoli

Oui, je sais, on est en Août, en pleines chaleurs (parfois), on a plutôt l’esprit perdu entre les tongs, les crèmes solaires, les RainbowLoom (hahaha), et les achats de la rentrée.
Donc pourquoi diable vous parler d’une veste, là, maintenant?
Et pourquoi pas?

Non, plus sérieusement, j’ai envie de vous en parler aujourd’hui pour la simple et bonne raison que la nouvelle collection arrive à grands pas (je l’ai vue en avant-première, elle tabasse sa race). Et donc, vous présenter ces super vestes maintenant vous laissera tout le temps de vous convaincre de vous laisser tenter pour l’automne qui arrive!
Mais également parce que j’ai eu l’honneur de travailler pour Zoli, qui m’a gentiment autorisée à publier ce que j’ai réalisé.

 

Zoli, en quelques mots, c’est une entreprise française, fondée en 2oo9 .
Reconnaissable par son papillon typique qui vient orner ses produits, Zoli propose toute une gamme de vêtements esthétiques, pratiques et innovants pour les tout-petits, les moins petits et leurs parents. De la veste de grossesse au capuchon, en passant par le manteau de portage pour les fillettes (vous pouvez toujours mettre votre mini-mec dedans, hein, mais la coupe est plutôt féminine!), ce sont des vêtements chauds et bien pensés pour passer de jolis hivers, en porte-bébé ou en poussette, pour maman ET pour papa (eh oui)!
Et comme Dame Zoli pense à tout, elle s’incruste également dans nos garde-robes estivales avec de jolis chapeaux de soleil bien pensés avec leur couvre-nuque, et leurs grands frères pour les (très) grandes filles.
Petit plus, les tissus sont quasi intégralement labellisés Oeko-tex et fabriqués en France.

Zoli est également revendeur (parfois exclusif!) de porte-bébés : vous pourrez trouver, entre autres, sur leur site, les écharpes Ellevill, les préformés Tula et Boba… ainsi qu’un service de location de porte-bébés et de manteaux de portage (eh oui!).

 

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Un jour je referai mes visuels. Promis.

Donc, pour vous présenter rapidement le produit, il s’agit d’une veste, en polaire très douce, utilisable dès la grossesse, durant vos années de portage et jusqu’à… ce que vous en ayez marre (ou que vous la refourguiez à votre cousine/soeur/voisine/ enceinte ou jeune maman).

Mais… comment?

Cette veste, communément dénommée « Trio », arrive avec tout un tas de morceaux :
la veste en elle-même, avec sa bande amovible au dos
un insert de grossesse, à glisser entre les deux fermetures éclair à l’avant, qui vous permettra d’élargir votre veste pour garder votre grosse bedaine bien au chaud
un insert de portage, plus large, utilisable devant ou au dos (ou les deux, car les inserts peuvent également être vendus séparément de la veste)
une capuche (amovible) pour la veste, qui se fixe au col par quelques boutons discrets
un capuchon bébé (une sorte de cagoule, avec un plastron à l’avant et à l’arrière pour bien couvrir la tête et la nuque des bébés), dont je vous parlerai dans un autre article, car il mérite amplement sa page rien qu’à lui.

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Le terme « Trio » comprend la veste et les deux inserts, le capuchon et la capuche sont arrivés après le baptême du produit!
Lorsque vous achetez un « pack trio », tout arrive dans le même coloris (ici, c’est le coloris Hanami que j’ai utilisé, il est juste magnifique, même si, personnellement, j’ai une Perle – noire et gris clair).
Vous pouvez bien sûr acheter séparément les inserts et les capuchons, dans les coloris que vous voulez!

Petite précision, car on n’est pas tous experts en portage : cette veste n’inclut pas et ne se substitue pas à un porte-bébé! Elle est conçue pour être utilisée par-dessus n’importe quel porte-bébé existant, mais ne contient pas de « poche » spéciale pour ranger son bébé directement dedans. Oui, ça peut paraître logique. Mais lorsque j’ai débuté le portage, je pensais qu’une veste de portage incluait un porte-bébé…

Bon, ok, c’est bien tout ça. Mais on fait quoi de ces morceaux?

C’est là que je trouve cette veste vraiment pratique et polyvalente : elle peut donc s’utiliser en veste de grossesse, puis, en portage ventral, mais aussi en portage dorsal, et même seule, sans gros bidon ni bébé, et sans avoir l’air d’un sac.
Je vous jure, elle est vraiment seyante. Ca reste une veste en polaire, mais elle est vraiment bien coupée, le fait qu’elle soit cintrée la rend parfaitement portable, contrairement à beaucoup d’autres.

Voyez plutôt :
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C’est bien joli tout ça, mais ce n’est pas un peu compliqué à mettre, dans le dos?

Très honnêtement, la première fois que j’ai voulu la mettre en mode « portage dos » seule, j’ai cru ne jamais y arriver.
Et puis, j’ai regardé les vidéos, et j’ai compris. Depuis, je n’ai plus jamais eu le moindre problème pour l’installer : il suffit de voir le mode d’emploi une fois!

Et comme je suis vraiment très sympa (et Zoli aussi), ce mode d’emploi, le voici :

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Et pour la retirer, parce que là aussi j’ai cru que jamais je n’allais y arriver :

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C’est bien plus simple que ça n’en a l’air (même si ça a été assez coton de dessiner le « pas à pas »)!

Et en pratique?

Coloris Perle. Idéal pour se marrer comme des baleines même quand la progéniture vous met des claques.

Pour faire simple, mon amie J. m’a prêté sa Perle en Novembre dernier, car je n’avais jusqu’alors pas de veste de portage. Je m’étais débrouillée jusque-là avec une grande veste du GrauLoup, mais du coup je ne pouvais porter qu’en ventral. Progéniture allait doucement vers ses 2 ans, et préférait largement aller chez sa nounou sur mon dos plutôt que face à moi (et je ne pouvais déjà plus faire ce long trajet en portage hanche).
L’arrivée de la veste Zoli a révolutionné notre quotidien.
Non seulement nous étions à l’aise dans notre veste (bien qu’elle soit une taille trop petite pour moi, je suis plus épaisse que mon amie!), grâce à l’insert de portage qui, sans être trop ample, laisse une marge confortable, mais également nous avons pu apprécier le portage dorsal malgré le froid, sans avoir à se boudiner dans nos manteaux respectifs.

Si jamais j’avais prévu de renouveler l’expérience de la grossesse, je n’aurai pas à investir dans un manteau spécial, et grâce à la possibilité de mettre deux inserts de portage, je pourrai même tester le co-portage!
(non, a priori ça n’arrivera pas, mais c’est possible avec la Zoli!)

Petite astuce : la veste était, comme je l’ai mentionné, une taille trop petite pour moi. Cela peut vous arriver si, comme dans mon cas, on vous en prête une, ou si vous l’achetez d’occasion, mais il est tout à fait possible de l’utiliser tout de même : ses manches retroussables peuvent être dépliées (gain d’une dizaine de centimètres en longueur de manche), et l’insert grossesse peut être rajouté pour élargir la veste, si l’insert de portage ne suffit pas.
C’est ce que j’ai fait : insert de portage au dos pour y « ranger » Progéniture, et insert de grossesse devant pour être plus à l’aise. Et quand je voulais porter en ventral, j’inversais les inserts (donc portage devant, grossesse derrière). Ni vu ni connu, c’était une nouvelle preuve de la polyvalence des Zoli!

« Elle est jolie ta veste, jamais je n’aurai pensé que c’était une veste de portage! »

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Coloris Perle Chinée, édition limitée (et épuisée)

Lorsque j’avais la flemme de porter mon grand et beau manteau de drap de laine, encombrant à souhait, et que je portais ma Zoli en mode solo, on m’a souvent fait cette remarque, suivie de « mais on fait comment pour mettre un bébé dedans? ».

La veste, en soi, est très bien pensée : son col relevable bicolore (replié, il est de la couleur dominante de la veste ; relevé, il tient avec un bouton et est de la couleur minoritaire) est impeccable pour les jours très froids ou venteux, ses poches sont bien placées et profondes (j’ai d’assez grandes mains, et j’ai vraiment apprécié ce détail). Sa coupe est bien féminine, et la largeur peut être ajustée grâce à des élastiques de serrage (je les ai fait apparaître sur le dessin de présentation de la veste, mais ils ne se voient pas en réalité). Sa matière est douce, sa doublure à motifs ajoute une touche de pep’s sans être trop tape-à-l’oeil…
Et un point que j’ai beaucoup apprécié, moi qui suis plutôt grande (avec mon chignon je dois atteindre le 1,80m!), c’est sa longueur. Elle recouvre bien les hanches, et ne laisse pas les reins à l’air lorsqu’on se baisse. Les grandes comprendront mon enthousiasme!

Comme on l’a vu, elle est très modulable en fonction de nos besoins (grossesse, portage ventral, portage dorsal, double portage, portage et grossesse, solo… Zoli parle même de portage hanche, je n’ai pas testé personnellement, mais je n’y vois pas d’obstacles), et les inserts ne prennent que peu de place dans un sac (à main, à langer…).

Elle n’est donc pas réservée aux mamans porteuses (bien qu’honnêtement, je ne pense pas qu’une « non-porteuse » achèterait ce produit aussi polyvalent, dont la spécificité est bien la possibilité de moduler les inserts pour faciliter le portage hivernal), car portée sans inserts elle devient une veste classique (qui ressemble vraiment à quelque chose).

Et un dernier point sur la qualité du produit : la veste que j’ai eu entre les mains a donc servi 3 hivers, pour 3 enfants différents et 2 mamans différentes. Pourtant, les coutures et la doublure sont restées intactes, les fermetures éclair impeccables, et la polaire a bien tenu le vieillissement (pas d’affreuses bouloches comme on peut le voir sur de la polaire de moindre qualité). Niveau chaleur, sans être incroyablement chaude, elle tient bien ses promesses également.

D’accord, mais et les papas alors?

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« Dua » coloris Amsterdam. Les beaux gosses ne sont pas inclus avec la veste, débrouillez-vous.

 Eh bien Messieurs, réjouissez-vous : Zoli a également une ligne masculine!
Parce que les papas porteurs, trop souvent oubliés (non, ok, plus trop maintenant, je le reconnais), ont eux aussi le droit de porter leur descendance en hiver, il existe une très jolie collection spécialement conçue pour les mâles, avec une coupe de mec, et toujours la possibilité d’installer les inserts portage au dos, ou devant (ou de piquer l’insert grossesse de Madame, mais là, ce n’est plus de mon ressort -et je ne suis même pas sûre que ça passe).
Ce ne sont donc pas des « trio », mais des « dua », qui, par contre, ne contiennent pas le capuchon ni la capuche. Peut-être à venir?

En conclusion, les vestes de portage Zoli sont vraiment de beaux produits, pratiques et polyvalents.
De belle fabrique, avec, derrière, des nanas vraiment au top pour s’occuper de tout et bichonner les clients, et surtout, des produits bien pensés, pour  faciliter la vie des parents et le confort de tout le monde.

Infos pratiques :

Zoli
La veste de portage « Trio » pour femme, 170€
La veste de portage « Dua » pour homme, 89,30€
Le manteau « Moi zaussi » pour fillette, 49,16€

Et retrouvez le mode d’emploi illustré avec vos vestes Zoli!

Cet article a été rédigé en partenariat avec Zoli. Les images représentant une femme rousse ainsi que la veste seule sont les propriétés de Zoli et de Lou Pine. Aucune reproduction n’est autorisée.
Les autres images ne sont pas libres de droit, merci de me contacter si vous souhaitez les utiliser.

[Test et Mode d’emploi] L’écharpe Originale de JPMBB


Voilà bien longtemps que je n’ai plus écrit ici… Faute de temps, parce que des sujets, j’en ai à la pelle, dont beaucoup que vous m’avez soufflé au travers de vos commentaires, mails, et pour certaines que j’ai pu rencontrer IRL, en direct!

Je profite donc d’avoir temporairement un peu de ce précieux temps pour terminer enfin ce qui a été l’objet d’une de vos premières demandes, mais que je n’avais pu que commencer à l’époque : titre_jpmbb01

Cette écharpe, créée par Je Porte Mon Bébé en 2007, est une écharpe de portage tricotée.
Tricotée, ça veut dire quoi? Que son tissage (enfin, son tricotage plutôt!) n’a rien à voir avec celui d’une écharpe de portage classique : le tissu est extensible.
Elle a été ma toute première écharpe, que j’avais commandée à 5 mois de grossesse : il était d’ores et déjà certain que Progéniture serait porté (en noir-poche-noir, bien entendu!).
Elle se décline en version longue ( « L’Originale » ), en version courte (« La Courte ») et maintenant en Basic (plus fine, moins large, plus courte que la longue). Je vais surtout vous parler de la longue (donc « L’Originale« ), car c’est la seule que je possède.

Extensible???

Ne vous étouffez pas, je ne suis pas en train de vous présenter un porte-bébé dangereux, bien au contraire! Cette élasticité (en étoile, donc dans tous les sens possibles), si elle peut rebuter au début, est un grand atout lors de l’ajustement de l’écharpe entre soi et le bébé, et permet de venir former comme une seconde peau contre le porteur et le porté : un véritable cocon!

S’il est vrai que cela rend le serrage un peu plus long qu’avec une écharpe tissée (donc non extensible), le confort que cette écharpe procure est sans pareil. Il s’agit réellement d’un nid douillet que l’on crée autour de soi et de son enfant, on en oublie presque le tissu, tant il est souple et moelleux.

 

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Bon, et du coup, ça s’utilise comment?

Cette écharpe est extrêmement ambivalente. Elle permet de réaliser la plupart des noeuds classiques, à condition qu’au moins deux couches de tissu soient présentes sur le dos de bébé.
En effet, à cause de l’élasticité du tissu, une seule couche sur le dos de l’enfant ne permet pas d’assurer un maintien optimal, et peut s’avérer dangereux (en cas de serrage insuffisant, de mouvements amples de l’enfant…).

Quelques exemples des noeuds possibles à réaliser avec une JPMBB : le double hamac (ventral ou dorsal), l’assis de profil, le portage sur la hanche… Mais toujours, et j’insiste, minimum 2 couches de tissu sur le dos de l’enfant!

Le serrage peut s’avérer être un peu difficile au début, toujours à cause de l’élasticité du tissu : là où, avec une écharpe tissée, on n’aura qu’à tirer jusqu’à ce que ça ne bouge plus, avec une tricotée comme ici, c’est plus délicat, car le tissu est joueur : on a l’impression qu’il est tendu au maximum mais ce n’est pas toujours le cas.
Cela dit, avec la pratique, on apprivoise facilement et rapidement ce tissu, et on réalise que le serrage peut se faire encore plus près des corps qu’avec une écharpe tissée. Le tissu de la JPMBB vient se nicher au moindre recoin et creux des corps, pour envelopper porteur et porté comme une seconde peau (ce qu’on retrouve, à mon avis, chez tous les produits JPMBB).

Mais cette écharpe a un atout supplémentaire, lié à son élasticité : elle permet de réaliser ce qu’on appelle le noeud de base.
Le noeud de base, c’est quoi? C’est un nouage à 3 couches que l’on réalise sur soi, sans l’enfant, et dans lequel on pourra installer ou sortir l’enfant sans avoir à défaire le noeud à chaque fois.
C’est ce qui m’a convaincue lorsque je recherchais ma première écharpe de portage. La facilité, la praticité qu’offre ce noeud.

Imaginez, vous sortez faire une course en voiture. Vous n’aurez qu’à prendre 45secondes pour installer bébé dans l’écharpe que vous aurez nouée au préalable chez vous, au calme, sans faire traîner les pans sur un sol dégueu et/ou mouillé.
Ou tout simplement, bébé est porté mais souhaite être posé un peu (ou a faim, ou a besoin d’être changé, ou… bref, il faut sortir bébé de l’écharpe!) : pas besoin de défaire le noeud, et dès que bébé demandera à nouveau à être porté, il sera alors installé immédiatement.

Oui, ça peut faire gadget. Moi aussi, je porte également en tissée, donc je défais et refais les noeuds à chaque fois… Mais je dois reconnaître que le noeud de base, en JPMBB, est vraiment pratique. Et confortable, bien au-delà de ce qu’on peut imaginer.

Oui, parlons-en, du confort.

Je l’ai déjà évoqué, cette écharpe est incroyablement moelleuse et douce.
Déjà, rien que le tissu, c’est du bonheur. J’aurai presque envie d’en découper une et de m’en faire des taies d’oreiller.

Mais une des particularités de la JPMBB (et des écharpes tricotées en général, mais je trouve que la JPMBB est vraiment la plus confortable), c’est que grâce à son élasticité, elle se plaque davantage sur le corps qu’une écharpe classique (tissée). Ainsi, le poids de l’enfant est réparti au maximum sur le dos et les épaules de son porteur, il est comme diffusé.
Pour appuyer mes propos, sachez que Progéniture, 28 mois, 17kg, est toujours porté en JPMBB Originale, et que c’est toujours très confortable, même pour de longues durées (en gros, les siestes, parce qu’en temps d’éveil, il n’aime plus rester longtemps dans l’écharpe).

Par contre, c’est une écharpe chaude. Déjà, puisqu’il faut obligatoirement 2 couches minimum de tissu sur le dos de bébé, il est assez logique qu’elle soit plus chaude qu’une écharpe tissée qui ne nécessitera pour certains nouages qu’une seule couche pour un bon maintien.
Mais même, son tissu est plus épais (et donc chaud) que beaucoup d’écharpes. Cette densité  assure un meilleur maintien, et permet également de porter confortablement les plus grands, mais du coup, ça tient chaud.
En hiver, c’est très appréciable! Mais en été, personnellement j’ai tendance à la laisser rangée au profit d’écharpes tissées plus fines, ou de mei-taï.
(cela dit, JPMBB a sorti cette année la « Basic », petite soeur de l’Originale, plus fine, moins large, plus courte, qui semblerait être plus agréable en portage estival – je vous invite à chercher des avis sur la question, je n’ai pas eu l’occasion de la tester moi-même)

Donc en résumé : confort extrême, mais chaude.

Mais chez JPMBB, il y a plusieurs écharpes, alors comment m’y retrouver?

Faisons simple : la gamme d’écharpes JPMBB se décline en 3 versions :
l’Originale, 5mx70cm
la Courte, 3,5mx70cm
la Basic, 4,60mx50cm
En plus de la Petite Echarpe Sans Noeud, dont je vous avais déjà parlé ici.

L’Originale et la Courte se distinguent par leur poche en leur milieu. Cette poche ne sert à rien d’autre qu’à faire joli et éventuellement attacher une tétine ou un doudou, mais y glisser un objet rendrait le portage inconfortable pour celui qui se trouve sous la poche (généralement, le bébé). Elles partagent les mêmes coloris, et sont souvent bicolores, donc. C’est de celles-ci dont je vous parle. Elles permettent de porter de la naissance à… JPMBB dit 14kg, moi je dis tant que bébé voudra bien être porté. Personnellement, je peux vous assurer que 17kg ne suffisent pas à déformer le tissu, rien ne bouge!
Mais alors, pourquoi choisir une Courte au lieu d’une Originale, ou inversement? Parce que certains n’aiment pas le noeud de base, et n’ont donc pas besoin de la longueur de l’Originale! D’autres préfèrent la polyvalence de l’Originale, ou se sentent plus à l’aise avec beaucoup de tissu (c’est mon cas)… La seule différence entre les deux, c’est leur longueur. A partir de là, chaque utilisateur fait son choix!

La Basic, en quelques mots parce que je ne la connais pas personnellement, est leur petite soeur : plus étroite, un peu moins longue, mais surtout d’un tissage moins dense, elle offre toutes les possibilités de nouage de ses grandes soeurs (notamment le noeud de base), mais est plus limitée dans son utilisation avec les grands bébés et les bambins : son tissu étant moins dense, il pourrait se déformer dangereusement avec des poids importants. Sa largeur étant moins importante, il sera également plus difficile de créer une assise optimale allant du creux des genoux jusqu’à la nuque chez les plus grands. C’est donc une écharpe que l’on réservera aux premiers mois de bébé, de la naissance à environ 12-18 mois selon le gabarit de l’enfant.

Et le noeud de base, alors, c’est bien joli mais on fait comment?

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(cliquez sur les images pour les voir en plus grand, l’interface du blog ne permet pas l’affichage direct des grands formats)

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J’ai choisi de mettre en valeur le coloris Bleu Paon/Marron Glacé que j’adore!

J’espère avoir fait le tour des questions que vous pourriez vous poser, si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à me faire part de vos remarques et interrogations en commentaires, je me ferai un plaisir d’y répondre!

Infos pratiques : 

JPMBB
L’originale , 68,50€
La Courte , 49€
La Basic , 39,90€

Cet article n’est pas sponsorisé. Les images ne sont pas libres de droit, merci de me contacter si vous souhaitez les utiliser.

 

Edit o5 Septembre 2014 :
JPMBB m’ayant très gentiment autorisée à publier un extrait de la version plus travaillée de ce mode d’emploi que j’ai réalisée pour eux, voici l’installation d’un nouveau-né dans le noeud de base, que vous avez été nombreux à me demander!
Encore un immense merci à JPMBB pour ses écharpes et sa confiance 🙂
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[Test] La Petite Echarpe Sans Noeud (JPMBB)

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Aujourd’hui, je vais enfin pouvoir vous parler de ce porte-bébé que j’aime tant, la PESN.
Sorti par JPMBB au début de l’été 2o13, ce porte-bébé de type sling (une seule couche de tissu maintenue par des anneaux, et portage asymétrique donc sur une seule épaule) est une sorte de révolution dans le monde du portage.
Nous l’avons testé dès sa sortie au grand public, et elle ne nous lâche plus : nous l’adorons, tant Progéniture que nous (oserai-je préciser que c’est grâce à la PESN que GrauLoup s’est enfin décidé à porter son rejeton, à 20 mois?).

Illustration réalisée pour JPMBB.

Illustration réalisée pour JPMBB.

Alors, qu’est-ce qui fait qu’elle est si spéciale, cette fameuse Petite Echarpe Sans Noeud?

Tout d’abord, sa matière est révolutionnaire.
A mi-chemin entre un tissu « tissé » et un tissu « tricoté » (pour rappel, « tissé » implique un tissu classique, « tricoté » est synonyme d’élasticité), ce sling est très légèrement extensible. Nous verrons par la suite que cela lui procure un confort extrême, et offre au porteur une liberté de mouvement incroyable.
Très douce, elle peut être difficile à maîtriser au début (j’ai dû mettre 10 utilisations au moins avant de trouver « le truc » pour ne pas que les anneaux se desserrent sous le poids de Progéniture qui était déjà lourd à l’époque) mais on oublie vite ce détail tant elle est agréable à porter.

Ensuite, vous l’aurez sans doute noté, la PESN est équipée d’un pad.
Le pad, c’est quoi? C’est un coussinet de protection qui vient se caler sur les anneaux pour plus de confort à la fois pour le porteur, qui n’a plus le contact des anneaux directement sur sa peau, et pour le porté, qui pourra poser sa tête ou sa main dessus avec davantage de confort.
Il est amovible, et absolument pas indispensable au fonctionnement de l’écharpe, mais pour ma part, c’est un très gros avantage (je suis d’une nature osseuse, et les anneaux qui appuient sur mes salières me font très mal, donc avec le pad, je n’ai plus de problèmes à porter en sling!).

Et puis, elle est réversible.
Alors oui, c’est un détail purement esthétique, mais c’est encore un petit plus à rajouter à la liste. Selon l’humeur, la tenue du porteur, hop, il suffit de la remonter dans un sens ou dans l’autre, et on a un « nouveau » porte-bébé d’une autre couleur. Deux pour le prix d’un, en somme!

pesn05Côté expérience utilisateur, ça donne quoi?

Il faut savoir que j’avais arrêté de porter Progéniture en sling, et plus généralement en asymétrique, lorsqu’il a dépassé les 11kg. Je ne tenais plus, j’avais mal à l’épaule, au dos, les anneaux me faisaient souffrir, bref, mon sling était rangé depuis longtemps lorsque la PESN est sortie au grand public.
J’ai tout de même voulu l’essayer (grand bien m’a pris!), car le pad et la souplesse du tissu me faisaient de l’oeil.

J’ai été bien inspirée, car effectivement, à ce jour, Progéniture pèse 15kg et je le porte encore (pour de courtes périodes, certes) en PESN.
Pourquoi ce changement?
Tout simplement, parce que ce tissu est magique. Il est souple, fin, très légèrement extensible, ce qui permet à l’épaule porteuse d’être enveloppée, et non simplement recouverte.
Le tissu suit les mouvements de l’épaule et du dos du porteur. Pour vous donner un exemple, ce que je détestais dans mon sling classique tissé était que je ne pouvais plus du tout me servir de mon épaule porteuse tant il était rigide (et lourd). Avec la PESN, je lève encore les deux bras sans aucun effort, j’ai gagné une souplesse d’action.
Ne serait-ce que pour cuisiner en portant, je passe Progéniture dans mon dos et je suis entièrement libre d’utiliser mes deux bras. Non, non, ce n’est pas négligeable!

Concernant la rapidité d’installation, la PESN ne diffère pas d’un sling classique tissé.
L’installation est toujours aussi facile, le serrage demande un peu plus de prise en main puisque le tissu a tendance à glisser.
Mon astuce : une fois le serrage bien fait, on torsade les extrémités du pan libre avant de les repasser dans les anneaux. Cela ne bouge plus!

Ce que j’apprécie aussi beaucoup chez la PESN est qu’il n’est pas nécessaire de la « monter » différemment selon si l’on veut porter en ventral, en hanche ou au dos.
En effet, la souplesse du tissu fait que l’on peut aisément « glisser » bébé dans la position de portage que l’on souhaite sans avoir à passer le tissu différemment dans les anneaux pour assurer un bon maintien.
Un avantage non négligeable lorsqu’on est novice et/ou pressé… Par exemple, toujours lorsque je cuisine (oui, à la maison je porte ma PESN comme un accessoire vestimentaire, et Progéniture y fait souvent des aller-retours lorsqu’il a besoin de contact mais que je suis occupée), je porte sur la hanche, et lorsque j’ai besoin d’éloigner un peu mon bébé de mon champ d’action (découper, l’éloigner d’éventuelles projections d’huile chaude…), hop, je le glisse dans mon dos. Puis, s’il commence à fatiguer, hop, je le replace contre mon ventre pour qu’il soit plus à l’aise pour s’endormir.
Ca, je n’ai jamais pu le faire avec un sling tissé.

Alors, convaincus?
Maintenant, passons aux choses concrètes :
(cliquez sur les images pour les voir en plus grand, l’interface du blog ne permet pas l’affichage direct des grands formats)
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Pour mon mode d’emploi, j’ai choisi d’utiliser le magnifique coloris Marron glacé/Bleu canard (que je possède également, en plus de mon adorée Noir/Anthracite).

J’espère avoir fait le tour des interrogations quant à ce porte-bébé que j’aime tant. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques et je complèterai l’article!

(on se quitte sur un papa porteur? ouiiii!)
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Infos pratiques :
La Petite Echarpe Sans Noeud, porte-bébé sling (69,50€)
Je Porte Mon Bébé

Cet article n’est pas sponsorisé.

Pourquoi porter mon enfant?

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Voici une question que l’on me pose énormément, depuis que je porte mon fils : « Mais pourquoi tu le portes? »

Au-delà de l’envie de répondre : « Qu’est-ce que ça peut te foutre? », je trouve qu’il serait intéressant de développer une réponse qui pourrait éclairer les futurs porteurs qui s’égareraient ici, et même peut-être ajouter quelques données aux déjà-porteurs quant aux bienfaits du portage.

Tout d’abord, très honnêtement, je trouve que le principal atout du portage est qu’il nous rend nos bras, à nous parents occupés.
Qui n’a jamais eu à tenir longtemps (voire très, très longtemps) son bébé dans ses bras parce qu’il le réclamait? Tout parent s’est un jour confronté à son enfant qui pleure pour avoir son câlin à un moment où il aurait bien aimé faire autre chose (préparer le repas, aller aux toilettes, redonner une forme acceptable à la maison… la liste est infinie).
Qu’on ne s’y trompe pas, Progéniture ne passe pas sa vie en porte-bébé, il est également souvent porté à bras.
Mais quel soulagement de pouvoir offrir cette proximité réclamée à son enfant tout en continuant notre activité!

Pour ma part, le portage a allégé mon quotidien. Progéniture a toujours été très demandeur de proximité, depuis sa naissance. Le transat, le tapis d’éveil, le parc, tout cela ne lui convenait pas, il lui fallait nos bras, et rien d’autre. Pas toujours évident de mener un semblant de train de vie normal dans ces conditions.
Le portage s’est donc avéré être une bonne alternative pour mener à bien certaines activités quotidiennes, telles que faire le ménage, la vaisselle, le repas.

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Echarpe de portage Ellevill Paisley, coloris Ink.

Porté, l’enfant participe à la vie quotidienne, plus activement que lorsqu’il est simple spectateur isolé.
Cela lui permet de découvrir les activités de ses parents, de s’y impliquer à son niveau même s’il ne touche pas aux objets. Il est au niveau du porteur, il vit à son rythme. Il commente les activités, il les intègre. Il observe à hauteur d’adulte, il a un autre point de vue que passif dans son transat.

Attention, je ne préconise pas de porter en permanence son enfant, il a besoin également d’être posé, pour des tas de raisons : intégrer la nécessité de séparation d’avec ses parents, développer sa motricité librement…
Mais le portage permet de lui offrir un autre point de vue, qu’il est intéressant d’intégrer à son quotidien.

 

Un autre point que j’ai envie d’aborder, est la réassurance qu’offre le portage à l’enfant, et même à son parent.
Porté, l’enfant est, par définition, tout contre son parent.
Je parle ici bien entendu de portage physiologique, où l’enfant est face à son porteur, et particulièrement de portage ventral ou hanche, lorsque les visages sont à portée d’yeux.
L’enfant est blotti contre la poitrine de son porteur, à portée de bisous et de chuchotements rassurants. S’il a besoin d’être rassuré, de se sentir enveloppé d’amour, c’est un excellent moyen de répondre à ses attentes, tout en lui assurant une position confortable (souvent davantage que lorsqu’il est porté à bras).

Si, si, c'est moi aussi qui ai fait ça!

Si, si, c’est moi aussi qui ai fait ça!

La position physiologique (dos arrondi, genoux remontés à hauteur de nombril, bras relativement serrés contre son corps) est, en soi, une position apaisante. L’enfant repose totalement détendu, sur sa base (ses fesses), sans aucune tension ou effort à fournir de sa part. Vous noterez que la position physiologique est d’ailleurs très proche de la position foetale adoptée naturellement par les nouveaux-nés. Coïncidence? Je ne crois pas!

Je n’invente rien, et je ne peux que constater les effets bénéfiques de cette position de par ma propre expérience : en porte-bébé, mon fils se calme et/ou s’endort en moyenne 10 fois plus vite que lorsqu’il est porté à bras. Faites donc l’expérience par vous-mêmes!

Le portage est particulièrement recommandé pour les nouveaux-nés : il permet d’assurer une continuité proximale entre le milieu utérin et le milieu extérieur. Il découvrira le monde petit à petit tout en étant au plus proche possible de ses parents.

Pour les endormissements difficiles, le portage est une excellente solution.
Non, l’enfant ne prendra pas de « mauvaises habitudes ». J’aborderai plus tard, dans un nouvel article, ce point précis qu’est la prise de mauvaises habitudes quant au portage, mais je dirai ici simplement que ce n’est pas le cas : porté ou non, l’enfant peut parfaitement s’endormir seul dans son lit! (ou pas, d’ailleurs)
Il est parfaitement possible de poser l’enfant une fois endormi, il suffit de dénouer doucement le porte-bébé (pour cela, je précise tout de même que c’est beaucoup plus facile avec une écharpe de portage ou un sling plutôt qu’avec un tube ou un préformé). Ou alors, on peut le garder tout contre soi et continuer nos activités : l’enfant s’est endormi à leur rythme, il ne se réveillera pas si l’on continue à bouger (j’aurai même tendance à conseiller de continuer plutôt que de s’arrêter, car c’est le changement de mouvements qui risquera de le perturber).
Pour ma part, j’endors très souvent Progéniture en écharpe. Que ce soit contre mon ventre lorsque j’ai décidé de le poser (eh oui, je ne peux pas toujours tout faire avec lui contre moi, par exemple si j’ai l’intention d’aller fumer une cigarette sur le balcon une fois qu’il sera endormi, je dois le poser d’abord!) ou dans mon dos lorsque je sens qu’il se réveillera si je le pose (en cas de reflux, de gros rhume… ou de sommeil léger, tout simplement), la sieste en écharpe fait partie de notre quotidien.

Une petite preuve en image, une photo que GrauLoup a pris lorsque Progéniture avait une grosse bronchite mais que je devais absolument travailler (pour l’anecdote, je travaillais sur un projet pour JPMBB, en écharpe JPMBB longue noire et assise sur une JPMB-Ball!) :

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Et même pour les siestes d’appoint, le portage est idéal! Un repas de famille, une sortie qui se prolonge… Porté, l’enfant se laissera sombrer dans le sommeil lorsqu’il en ressentira le besoin, sans avoir à chercher un endroit ou une position pour s’installer.

Enfin, le portage, c’est pratique!
Personnellement, je vis en appartement sans ascenseur. Et j’apprécie énormément de ne pas avoir à porter mes 15kg de Progéniture à bras lorsque je remonte chez moi.

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Papa GrauLoup porte aussi! Ici en Petite Echarpe Sans Noeud de JPMBB noir/anthracite.

Nous allons chez la nounou en porte-bébé, nous sommes proches l’un de l’autre sans avoir à gérer la poussette à déplier/replier/garer, nous n’avons pas de problèmes pour passer sur les trottoirs lorsque nos voisins sont garés dessus. L’encombrement est minime : il suffit de s’habituer à la « protubérance » que nous crée l’enfant porté (un peu comme pendant la grossesse, mesdames!).
Nous n’avons pas peur d’aller faire les courses avec Progéniture qui reste, du coup, porté contre nous, nous nous offrons même parfois le luxe d’aller dans des lieux hautement fréquentés (un exemple récent : nous avons été à la Convention du Tatouage, et nous n’avons eu aucun problème pour nous faufiler dans la foule tout en faisant attention à ce que personne ne cogne notre fils).
Lorsque nous nous déplaçons en voiture, le coffre n’est pas à moitié condamné par la présence de la poussette, le porte-bébé tient dans mon sac à main (d’accord, j’ai un grand sac à main, mais quand même!).

Je voudrais terminer en abordant la question du portage lorsque l’enfant a acquis la marche, car on me demande également souvent pourquoi je continue à le porter.
A l’inverse, pourquoi ne continuerai-je pas?
Il a toujours autant besoin de câlins lorsque je ne suis pas entièrement disponible, il a toujours besoin parfois de s’endormir contre moi. Il est encore petit, il a encore souvent besoin d’être porté (ou poussé, si j’utilisais une poussette) pour les longs trajets (je reprends l’exemple de ma nounou : pour y aller, nous avons 10 minutes de marche -adulte- habituellement, 20 actuellement car notre nounou est « en panne » et que nous en avons une autre temporairement : je n’envisage pas de le « contraindre » à marcher si longtemps, d’autant qu’il est du genre à aller où il le décidera sans suivre mes instructions).
La question ne se pose pas lorsque l’enfant est en poussette, mais les raisons sont les mêmes lorsqu’il s’agit des déplacements!

Oui, certes, il est lourd. Et alors? C’est mon dos, et contrairement aux idées reçues, son poids n’est pas spécialement handicapant, il est correctement réparti sur mon dos et mes épaules, et je n’ai pas spécialement de douleurs ou de fatigue lorsque je le porte, même avec son gabarit (pour info : 22 mois, 15kg et environ 90cm, Progéniture est un digne descendant des Vikings).

Je continuerai à le porter tant qu’il le demandera.
Le portage fait partie de notre quotidien, Progéniture le réclame souvent, pourquoi l’en priverai-je?

Le portage permet de répondre à plusieurs besoins, particulièrement celui de proximité et celui de mobilité.
Porter son enfant, c’est lui offrir la possibilité de répondre à ses attentes tout en étant au plus proche de lui, et de pouvoir continuer à mener à bien certaines activités.
C’est pour moi un atout essentiel dans ma manche de mère, et, je pense, dans la vie de mon enfant et dans notre relation.

Le portage face au monde : pourquoi il faut l’éviter.

Aujourd’hui, je vais aborder un des principes fondamentaux du portage, malheureusement encore trop méconnu à mon goût :
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Alors oui, on va me dire, « mais de grandes marques, mondialement connues et largement distribuées, font des portes-bébé pour porter face au monde! Ils doivent savoir ce qu’ils font, tout de même! ».
Ben oui, mais non.
Quand je vais au supermarché, je trouve des strings taille 8 ans. Est-ce que, pour autant, c’est une bonne chose? A vous de voir.

Bref, revenons au portage.

Je précise avant de commencer mon laïus, que je ne suis pas monitrice de portage. Je ne suis pas formée « officiellement », je ne dispense pas d’ateliers.
Je suis simplement une mère, une porteuse, une accro du portage même. Je me suis amplement renseignée, j’ai travaillé avec une monitrice de portage, pour une marque de porte-bébés… Je sais de quoi je parle, quoi!

 

J’aimerai aborder plusieurs points :
– Le côté « position ».
– Le côté « stimulation ».
– Les alternatives au portage face au monde.

Tout d’abord, abordons la position de l’enfant à proprement parler.

Vous avez tous vu des porte-bébés « face au monde ». Ils impliquent tous (ou, allez, la grande majorité) une position raide de l’enfant, jambes tendues, suspendu par l’entrejambe.
Il repose sur ses parties génitales (même enveloppées d’une couche, personnellement je ne pense pas que ce soit d’un confort extrême), légèrement penché en avant, le dos reposant à peine sur l’abdomen de son porteur.  Le ventre tendu, les bras en étoile, les jambes ballottantes, la tête pas du tout soutenue.
Imaginez-vous deux secondes dans cette position.
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Nous sommes d’accord, on a connu mieux.

Bien entendu, la position est la même lorsqu’on tourne le bébé face à soi, dans ce type de porte-bébé, mais là n’est pas le sujet.
Face au monde, à moins de lui mettre les jambes repliées « en lotus » (comme vous pouvez le voir chez Je Porte Mon Bébé , qui met cependant en garde quant à l’utilisation prolongée et à l’extérieur de cette position), l’enfant sera toujours tel que je l’ai décrit ci-dessus. Même « en lotus », la tête de l’enfant sera libre de tous mouvements (surtout involontaires), son dos sera droit.

Ensuite, parlons de la stimulation de l’enfant.

Lorsqu’on en vient à porter son bébé face au monde, c’est souvent parce que l’on souhaite l’intégrer dans notre quotidien, lui faire voir ce que nous, parent, nous voyons. Lui faire vivre nos expériences avec nos yeux, en quelque sorte.
Mais posons-nous un instant et réfléchissons à cela.

Nous, adultes, avons derrière nous des années d’expérimentation de la vie. Cela peut paraître absurdement logique, mais vous allez voir où je veux en venir.
Quand nous sortons dans la rue chercher notre baguette de pain, nous n’analysons absolument pas tout ce qui nous entoure. On va chercher notre pain. Notre regard sera peut-être attiré par les aboiements d’un chien dérangé par notre présence, on suivra peut-être du coin de l’oeil un chat qui traverse la rue. On saluera d’un geste de la main notre voisine qui balaie ses feuilles mortes, on ne fera même pas attention à la voiture qui passe.
L’enfant, lui, sera submergé de stimuli. La lumière, vive et omniprésente, les odeurs, les bruits. Les aboiements du chien ne seront pas forcément perçus comme tels, mais comme une explosion sonore soudaine. La voisine, une étrangère à son milieu habituel. Le chat, une entité qui bouge très très vite, un stimulus qui disparaît aussi vite qu’il est apparu, laissant simplement une trace dans l’esprit de l’enfant qui ne pourra pas l’analyser plus longuement. Les feuilles mortes balayées, un crissement répété, peu familier, inquiétant. La voiture qui passe, un bruit qui devient de plus en plus fort, un objet énorme et brillant qui disparaîtra inexorablement du champ de vision de l’enfant.

L’enfant, le bébé, ne voit pas ce que nous voyons. Il n’a pas cette capacité d’analyser la situation, de la reconnaître, de sélectionner ses points d’attention. Il est submergé d’informations, sonores, olfactives et visuelles. Sans compter que, parfois, partout dans le monde, il pleut, il y a du vent. Autant de choses que l’enfant ressentira à la même intensité que le reste.

Voilà où je veux en venir :
Face au monde, l’enfant subira tous ces stimuli. S’il est effrayé, fatigué, inquiet, lassé, il n’aura aucun moyen de repli. Il devra continuer à subir cette stimulation intense de tous ses sens, sans pouvoir y changer quoi que ce soit. S’il est fatigué, il ne pourra pas se couper progressivement de cette stimulation, faire abstraction de tout cela. Il ne verra pas le visage de son porteur.
Face à son porteur, l’enfant pourra se blottir contre lui s’il en ressent le besoin. Une frayeur, il se cramponnera au porteur, pourra tourner son visage de manière à ne plus voir ce qui aura provoqué cette peur mais plutôt se réfugier vers une vision familière, rassurante, qu’est son porteur. Fatigué, lassé de tous ces stimuli, il aura le choix et la possibilité de se « couper du monde » en enfouissant son visage contre son porteur. Il pourra alors faire abstraction de son environnement (dans la mesure du possible, un bruit fort et soudain le tirera très certainement de ses rêveries), s’endormir plus paisiblement. Il pourra voir son porteur, voir son visage, son regard lorsqu’il aura besoin d’être rassuré.

Alors que faire, lorsqu’on veut faire participer l’enfant aux activités quotidiennes, plus activement que porté face à face avec son porteur?

Le portage ventre-à-ventre n’est pas le seul mode de portage!

Porté sur la hanche, l’enfant est à mi-chemin entre la sécurité enveloppante du ventre-à-ventre, et l’indépendance et l’ouverture du champ de vision qu’apporte le portage dorsal.
Il sera enveloppé d’un bras du porteur, tout en ayant plus de marge d’action et en partageant en partie le champ de vision de son porteur.
L’inconvénient du portage hanche, est qu’il implique un soutien asymétrique sur le porteur : une seule épaule soutiendra le poids du bébé. Cela peut s’avérer inconfortable pour le porteur selon le poids de l’enfant et la durée de portage. Cela dit, chaque duo porté-porteur aura son ressenti, comme pour tous les moyens de portage : personnellement j’ai commencé à limiter la durée du portage hanche lorsque mon fils a dépassé les 14kg (vers 18-20 mois).

Porté sur le dos, l’enfant aura approximativement le même champ de vision que son porteur (moins la partie « basse », à cause des épaules du porteur!). Il pourra toujours se blottir contre son porteur s’il en ressent le besoin, tout en partageant la vision de l’adulte.
De plus, d’un point de vue purement pratique pour le porteur, ce mode de portage libère totalement les bras et le champ d’action. Le porteur peut ainsi faire des activités (bon, pas un footing ni de la métallurgie non plus hein, soyons responsables) tout en ayant l’enfant dans le dos, libre de choisir d’observer l’adulte et son environnement ou de « s’enfermer » dans sa bulle, voire même de dormir confortablement installé contre son porteur et bercé par les activités de celui-ci.

Enfin, voici un petit point sur comment, nous, on fait pour éviter le portage face au monde.
A 22 mois passés, nous aimons toujours autant le portage ventral. Essentiellement pour les câlins, pour l’endormissement (oui, Progéniture a encore beaucoup de mal à s’endormir seul, et non, ce n’est pas lié au portage, il a des phases où il ne veut tout simplement pas dormir, et d’autres où il réclame son lit).
Cependant, c’est un grand gaillard, très curieux. Le portage ventral ne se fait donc qu’à la maison, ou pour les promenades pré-siestes.

Le portage hanche est devenu de l’appoint (rapport à son poids et la résistance de mes épaules). Une Progéniture collante, qui veut absolument voir ce qu’on fait, être dans les bras, et on dégaine le sling ou le tube. C’est également le mode de portage préféré du GrauLoup, parce que c’est facile et toujours plus confortable que de porter 15kg à bras.

Et pour les promenades, les trajets pour aller et revenir de chez la nounou, les petites courses dans le quartier, les séances cuisine ou pliage de linge… C’est portage dorsal! En écharpe, mei-tai ou préformé, Progéniture est à notre hauteur et peut participer à nos activités, et même nous faire des câlins avec ses petites mains potelées.

Voilà, j’espère avoir pu vous éclairer, apporter un autre point de vue sur la question.
Si vous avez des interrogations, des remarques, n’hésitez pas, la boîte à commentaire vous est ouverte!