Une végétalienne au pays du jambon.

Me revoilà, avec la suite de mes fantastiques aventures à la montagne!

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon récent végétalisme.

J'ai tellement la classe.

J’ai tellement la classe.

Donc, comme je vous disais dans le billet précédent, je suis à présent végétalienne.
Je l’étais déjà quasiment avant le déménagement, puis j’ai cédé à la facilité de la pizza surgelée et autres sandwichs-mayo pendant le-dit déménagement, consommant à nouveau pas mal de laitages… Ce que j’ai vite regretté.

La consommation de produits laitiers animaux après des mois d’abstinence a provoqué un léger (lol?) chaos dans mon corps : troubles digestifs, maux de tête, poussée fulgurante d’acné… Ce n’est qu’une fois avoir recommencé à consommer des produits laitiers que j’ai réalisé que ces soucis avaient disparu durant les semaines où j’avais mangé végétalien : la cause était donc identifiée.
Déjà, dans ma tête, je n’étais pas franchement en accord avec mon alimentation, mais en plus, mon corps non plus (je ne nierai pas que tout est lié!).
(je ne suis pas en train de dire que c’est obligatoirement le cas pour tout le monde, simplement que ça l’a été pour moi)

Donc, j’ai pris la décision d’arrêter, à nouveau, le lait animal.
Et honnêtement, ce fut plus difficile que je ne l’aurai pensé.
Plus que pour la viande, en fait.

Il faut dire que déjà, la tentation était grande.
Mes hommes étant tous deux omnivores, si j’arrive à peu près à limiter la présence de viande dans le frigo (de toute façon, la tentation ne se trouve pas de ce côté), il y a toujours un bout de fromage qui attendra un moment de faiblesse pour me rappeler à quel point j’aime ça.
Il serait si facile de simplement faire réchauffer une pizza, ce soir, surtout qu’allez, il y en a une végétarienne à la supérette du bout de la rue!
Ou de noyer les pâtes sous une montagne de gruyère râpé (un de mes plats préférés, je suis une fille simple). Ou de se faire une bonne grosse raclette qui réchauffe quand on passe 3 semaines sous 20cm de neige.

Mais cette fois-ci, j’ai tenu.
Mes principes, mes convictions n’avaient pas suffi jusque-là à me faire tenir bon (imaginez-moi, culpabilisant dès que je cédais au fromage… j’avais continuellement envie de me mettre des claques), mais cette fois, mon corps donnait un coup de main à ma motivation.

Pour les oeufs, ce fut plus facile.
Déjà, parce que je n’étais pas super fan des oeufs. Oui, ça aide.
Et qu’à force de ne plus en manger, les rares fois où j’ai consommé des préparations qui en contenaient, j’ai immédiatement senti ce « p’tit goût d’oeuf », auquel je ne faisais pas attention avant tellement j’y étais habituée, et j’ai détesté ça.
Une fois qu’on élimine de la routine alimentaire les produits qui contiennent du lait, généralement, on élimine du même coup ceux qui contiennent des oeufs (le « joli duo » de la pâtisserie, industrielle ou non).
Mais surtout, quand j’ai voulu apprendre à cuisiner sans oeufs (surtout la pâtisserie, donc, le seul type de cuisine que je savais faire), encore une fois, Antigone XXI a été d’une aide sans pareille, notamment avec son article sur comment remplacer les oeufs (bah oui).
***
(bon, allez, c’est l’occasion de le dire, c’est grâce à Antigone que j’ai pris conscience de beaucoup de choses sur tout ce qui concerne les animaux, les mensonges auxquels j’ai cru toute ma jeunesse, et que devenir végane était, finalement, vachement accessible, à n’importe qui. Et puis zut quoi, je la suis depuis ses débuts, et c’est vraiment une fille géniale, son blog est riche, beau, ses recettes sont vraiment super, je n’arrête pas de la recommander à tous ceux qui s’intéressent au véganisme, alors voilà, Ophélie, si tu ne le savais pas encore, je te kiffe, et vous, si vous ne connaissez pas son blog, cliquez vite sur les liens au-dessus, c’est un ordre)
***

Voilà voilà.
Ca fait donc plus ou moins 5 mois que je suis végétalienne, totalement.
Et non seulement je me sens un peu mieux vis à vis de moi-même (ce qui, me direz-vous, est le plus important, non?), mais d’un point de vue « santé », j’ai l’impression d’être une autre personne.
C’est difficile à décrire (bon, j’ai arrêté de fumer il y a un mois aussi, ça doit jouer), mais je me sens plus clean, légère (qu’on ne me parle pas de perte de poids : oui, j’ai perdu énormément de poids depuis que je suis végétarienne, puis végétalienne, mais je ne peux l’attribuer à rien, tant j’ai effectué de changements dans ma vie, à tous points de vue, même si à mon avis l’absence de graisses animales dans mon alimentation a beaucoup joué), presque « plus pure ».
Et je suis très loin de me priver, croyez-moi… Je devrais même faire attention, de temps en temps (genre quand j’engloutis la boîte entière de dattes en moins de 30mn pendant que je suis absorbée par mon boulot -oups!).

Je ne me dirai pas encore « végane » (encore que c’est plus rapide à écrire 😀 ), parce que si je n’achète plus de produits de provenance animale, je n’ai pas non plus jeté/donné/vendu mes vêtements en laine et chaussures en cuir, mes foulards en soie ramenés du bout du monde par mon entourage voyageur.
Le peu de vêtements et cosmétiques que j’achète ces dernières années est vegan (donc sans provenance ni tests animaux), mais je ne me suis pas débarrassée de mon habillement encore utilisable.

Dans les prochains billets, je vous parlerai encore de végétalisme, avec des tests produits (ah ben oui, on y revient!), et des réponses aux questions qu’on me pose le plus souvent par rapport à mon fils.
Ca vous tente? 😉

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7 réflexions sur “Une végétalienne au pays du jambon.

    • Je suis très loin d’être une experte en nutrition, mais il me semble que certaines vitamines indispensables à une bonne santé ne se trouvent pas dans les légumineuses/céréales ou les algues.
      Cependant, le frugivorisme (donc, comme son nom l’indique, consommer essentiellement des fruits, voire uniquement cela) semble convenir à beaucoup de personnes, sans légumes, donc.

      Pour ma part, je me nourris essentiellement de légumes, du coup, car n’étant pas seule à manger ce que je prépare, je dois concilier les goûts de tout le monde, et mon fils détestait jusqu’à peu les aliments « en grains » (donc le blé, le riz, les lentilles…), j’ai donc énormément exploité la branche « légumes » (et « truandé » pour les apports protéinés et autres avec les préparations à base de soja).

      • Il me semble que dans frugivorisme, on entend « fruit » dans le sens botanique du terme, c’est à dire que pas mal de « légumes » en sont (tomate, poivron, aubergine… ‘fin en gros tous ceux qui sont aériens, à opposer aux légumes-racines comme les carottes par exemple).
        Félicitations pour ton passage au végétalisme !

      • Ah, ça je ne sais pas trop, je ne suis pas réellement renseignée sur le frugivorisme.
        J’avais lu quelques articles-témoignages, certains préconisaient une grande quantité de pâtes ou pommes de terre le soir et uniquement des fruits en journée, d’autres uniquement des fruits, et encore pas tous…
        Du coup, je préfère ne pas m’avancer!

  1. Super intéressant ton article ! J’ai hâte de lire la suite. Comment tu concilies les repas entre tes loulous omnivore et toi ? Tu sépares juste les produits et tu complètes ton assiette – genre poulet pour tes hommes, tofu pour toi, même légumes et féculents pour tout le monde ?

    • Alors au tout début, je faisais ça.
      Et puis finalement, d’un côté j’en ai eu marre de préparer plusieurs plats pour le même repas, et puis progressivement j’ai été dégoûtée des odeurs de viande/poisson, et je ne pouvais simplement plus m’en approcher.

      A présent, je prépare un plat végétalien, complet, et s’ils veulent compléter, ils se rajoutent du jambon, ou c’est le papa qui fait cuire leur viande à part. Ca reste quand même assez rare, parce que j’essaie généralement de préparer des plats dans lesquels « ça ne se voit pas » qu’il n’y a pas de viande! Surtout que le midi en semaine, Progéniture mange à la crèche, et donc systématiquement de la viande ou du poisson. Ca lui permet de mieux accepter l’absence de ceux-ci dans le repas du soir.
      Le week-end, je « truande » avec des alternatives carnées type protéines de soja ou tofu (heureusement, il adore ça, au point que j’ai intérêt à le préparer en cachette si je veux qu’il en reste assez pour le repas, tant ses petits doigts viennent piquer dans le bol…).

      Mais effectivement, hier soir par exemple on a fait des burgers, c’était steak pour eux et tofu fumé pour moi.

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