A une époque, je mangeais de la viande.

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Tout a débuté lorsque j’avais 15 ou 16 ans.

Je vivais alors chez mes parents, près de chez ma tante, qui élevait des poules. Vous vous doutez certainement de ce qu’il s’est passé : un beau (non) jour, mes parents ont décidé de  se faire un petit gueuleton volailler « à l’ancienne ».
Déjà pas très chaude à l’idée de manger ces bêtes que j’aimais bien, que j’avais photographié (oui, vous pouvez vous moquer, mais c’était le début de ma période photographique), j’avais décidé de me mettre des oeillères et d’imaginer que ce n’étaient pas celles que j’avais connu. Cela rendait la situation un peu moins horrible à mes yeux.
Sauf que j’ai été forcée (enfin comprenez-moi : j’ai toujours eu une crainte viscérale de déplaire à mes parents, et lorsqu’ils ont insisté devant mon refus, j’ai fini par céder) à plumer ces volatiles, après avoir assisté à l’attrapage et à l’égorgement.
Sans entrer davantage dans les détails, cela ne s’est pas passé comme prévu, et j’ai eu une réelle prise de conscience de mes actes. Je dépeçais un animal.

Ecoeurée, j’ai voulu devenir végétarienne à cet instant précis.
Mais voilà, je suis issue d’une famille où non, on ne devient pas végétarien comme cela, madame. Que nenni, baste de ces raisonnements néo-hippies comme quoi l’on peut vivre sans manger d’animaux, ils sont là pour cela, et puis on ne va pas en plus devoir faire deux types de repas pour Mademoiselle Qui-Refuse-La-Viande. Ma tentative a duré presque deux semaines avant que je remette mes oeillères et recommence à être omnivore.

Quelques mois plus tard, bac en poche, je vivais seule. Libre donc à moi de tout simplement ne pas acheter de viande, et de renouer avec mes idéaux. J’étais en couple avec un carnivore (oui, là, il était difficile de parler d’omnivore tant il aimait la viande), mais, même s’il se moquait de moi, il respectait mes choix.
Mais la pression de la belle-famille a, une fois de plus, eu raison de mon végétarisme. J’étais jeune, mes appuis étaient faibles, je voulais leur plaire coûte que coûte.
J’ai cédé, et suis redevenue omnivore.

Les années ont passé. Je ne me posais plus la question, je n’étais plus tellement tiraillée entre mes idées et mes actes, je refoulais cette partie de moi qui était scandalisée à l’idée de tuer un animal pour le manger, bien que parfois, mon côté défenseur de la cause animale refasse surface.
Je voulais m’engager auprès de la SPA, des associations anti-corridas, militer contre le port de la fourrure, mais au vu de mes habitudes alimentaires, je me sentais hypocrite.
Je travaillais dans la restauration rapide, et la vue des viandes crues que je préparais me dégoûtait, j’étais en colère contre moi-même tout en me disant que « je n’avais pas le choix, il fallait que je travaille pour payer mes études ».

Des années se sont écoulées ainsi. Perdue entre mon désir de ne pas faire souffrir d’animaux, ne pas les tuer, et mes habitudes alimentaires qui s’accrochaient comme l’odeur de la viande crue à mes vêtements.
Après tout, j’avais vécu plus de vingt ans avec le schéma des repas viande+accompagnement. Un repas sans viande n’était pas complet, chaleureux, convivial. Un repas sans viande était bon pour les régimes, ce ne pouvait être autre chose qu’un repas fade, des légumes à la vapeur sans goût et humides. Il m’arrivait d’en faire, mais cela ne pouvait pas, et ne devait pas, devenir une habitude.
Et puis comme  beaucoup d’enfants (oui, je considère que j’ai été une enfant et une adolescente très tard, j’ai encore parfois du mal à me considérer comme une adulte), je n’aimais pas les légumes. Je n’allais pas chercher plus loin que cela.

***

Il y a un peu plus d’un an, j’ai arrêté de manger de la viande (et du poisson, car, qu’on se le dise, le poisson est bel et bien de la chair animale).
D’un coup, comme cela, du jour au lendemain.

Pourquoi?
Parce que je n’y arrivais plus.
Je me suis un jour retrouvée face à mon steak haché, dubitative. Je l’ai coupé, enfourné dans ma bouche, mais je n’ai pas pu l’avaler. Des larmes me sont montées à la gorge, j’imagine que c’était la prise de conscience qui avait fait son grand retour. J’ai recraché, bu trois ou quatre verres d’eau d’affilée, sous le regard intrigué du GrauLoup.
A partir de cet instant, je n’ai plus mangé de viande, et n’ai plus jamais retrouvé cette sensation.

J’étais comme apaisée.
J’osais enfin dire que je trouvais le port de la fourrure horrible, les conditions d’élevage des animaux atroces, je n’avais plus cette boule au ventre au moment de passer à table, je souriais intérieurement lorsque je faisais mes courses et que je passais devant le rayon boucherie sans y avancer.
A cette époque-là, j’ai enfin réussi à affirmer ma prise de position auprès de ma famille et de ma belle-famille (qui a été vraiment géniale, pour des tas de choses mais pour cela particulièrement). Des tas de raisons ont fait que cela a été possible, j’avais mûri, mes rapports avec mes parents s’étaient apaisés, c’était ma troisième « tentative », j’étais sûre de moi et bien plus stable dans mes positions. J’arrivais avec mon discours que je tiens encore aujourd’hui : « je ne mangerai pas de viande, mais je ne serai pas plus exigeante pour autant : je me contenterai parfaitement de l’accompagnement que vous aurez choisi ».
C’est passé tout seul.

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Oh, je ne vais pas vous mentir, cela a été un véritable casse-tête de trouver comment cuisiner sans le schéma que j’avais toujours connu de la viande+accompagnement, d’autant que mon goût pour les légumes n’était pas des plus développés.
Je me suis d’abord forcée à cuisiner mes légumes comme je savais déjà le faire, mon trio courgettes-poivrons-carottes (alors que je détestais les carottes cuites! mais il fallait bien varier un peu) à la poêle s’est petit à petit accompagné de céréales diverses et variées, au fur et à mesure de mes recherches sur le net et de mes tentatives d’expérimentations culinaires.
Et puis j’ai découvert les crèmes végétales, d’autres légumes, et les protéines de soja et autres « fausses viandes » pour tricher un peu de temps en temps et refaire mes recettes carnées façon végétariennes.
Il y a eu des échecs, j’ai encore en mémoire le goût amer et âpre de ma tentative de navets blancs à la poêle, mi-crus mi-brûlés, qui n’ont jamais repassé le seuil de ma porte.
J’ai redécouvert les différentes cuissons, les épices et arrangements, et jour après jour, même si je suis loin d’être une grande cuisinière, j’ai réussi à réaliser des repas variés et savoureux très mangeables.

Petit à petit j’ai même supprimé totalement les oeufs de ma cuisine (j’en consomme encore lorsqu’ils sont inclus dans les préparations que j’achète toutes prêtes comme les biscuits, mais jamais lorsqu’ils prennent une place importante dans la composition des aliments), ainsi que le beurre et la crème.
Je me suis remise à la pâtisserie, et réalise maintenant de délicieux gâteaux végétaux (en très grande partie grâce à AntigoneXXI et particulièrement son article sur Comment remplacer les oeufs, je ne la remercierai jamais assez pour cela). D’ailleurs, un gâteau au yaourt sans lait ni oeufs est en train de lever dans mon four!
Je ne consomme que rarement des produits laitiers, uniquement sous forme de fromage. Eh oui, les habitudes ont la vie dure, et j’ai beau culpabiliser à chaque fois que j’en mange, j’ai du mal à m’en défaire totalement. Je me dis que, comme pour le reste, cela viendra sans doute un jour, en attendant, je limite un maximum.

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Qu’en est-il de mes hommes, me demanderez-vous (ou pas, mais j’espère quand même que vous lirez ce paragraphe)?
Eh bien ils sont presque végétariens, eux aussi.
Je ne cuisine plus du tout de viande depuis un an (au début, je leur faisais cuire un steak, une escalope… pour accompagner le plat végétal, mais plus maintenant). Donc, il est très rare qu’ils en mangent à la maison, puisque c’est essentiellement moi qui cuisine (non, ce n’est pas une question de machisme) ! Bien sûr de temps en temps le GrauLoup achète du jambon, du saucisson, des steaks hachés. Je cuisine mon plat, il se fait cuire sa viande, et voilà.
Progéniture mange de la viande, des oeufs, du lait. Pas que cela me plaise outre mesure, ou que j’estime qu’une alimentation végétale serait mauvaise pour lui (bien au contraire), mais je pense qu’il est important qu’il fasse le choix de manger végétar/l/ien de lui-même, sans que je ne lui impose. A la maison, il mange végétal. Chez sa nounou, il mange de la viande ou du poisson tous les jours ou presque,  au restaurant également (il faut dire que je n’ai pas encore trouvé de menu enfant végétarien), et si son père a acheté de la viande pour les repas à la maison, il lui en lâche un peu.
S’il ne veut pas manger sa viande ou son poisson, je ne vais pas le forcer, vous pensez bien, mais je tiens à ce que cela reste un choix pour lui.

Il est donc tout à fait possible d’être végétarien en couple lorsque sa moitié ne l’est pas. A condition bien sûr d’être un minimum tolérants!

***

Depuis que je suis végétarienne, j’ai perçu un énorme changement au niveau de ma santé.
Sans aller jusqu’à dire que je suis devenue une super-louve-over-vitaminée, je tombe malade moins souvent, je digère bien mieux, je suis moins ballonnée. Ma peau est plus saine, de même que mes cheveux et mes ongles.
J’ai perdu beaucoup de poids, tout en étant plus en forme que jamais. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’être végétarien permet de perdre du poids, c’est un simple constat de ma propre expérience : l’absence de produits animaux dans mon alimentation a réduit considérablement mon apport en graisses superflues, et mon corps assimile mieux ce que j’avale, sans stocker outre mesure.

Surtout, je ne culpabilise plus quant à mes principes : je mange des choses « inertes ».
Et depuis, je suis bien plus sereine !

Nous vivons à une époque et dans une société où les alternatives végétales sont facilement accessibles. Il est très aisé de manger varié et savoureux sans impliquer la présence de produits animaux dans notre alimentation, cela m’a énormément aidée dans ma démarche.
Alors j’ai décidé de profiter du progrès alimentaire afin d’apaiser ma conscience!

***

J’espère que vous n’aurez pas vu cet article comme étant de la propagande végétarienne, ce n’était pas le but.
J’ai simplement voulu vous faire partager mon cheminement vers ce choix alimentaire, sans essayer de vous convaincre de quoi que ce soit (autrement, mon argumentaire aurait été bien faible…).

Cela vous intéresserait-il que je publie de temps en temps des recettes végétar/l/iennes?

Je vous laisse sur mon ressenti général :

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31 réflexions sur “A une époque, je mangeais de la viande.

  1. je suis dans le cheminement en ce moment.
    je n’arrive plus à manger de viandes sous formes « normales » je m’explique de la viande à la coupe du jambon des lardons etc je n’arrive plus à les manger.
    idem pour le poisson et les crustacés les crevettes à la limite mais comme on va adopter une crevette …. on n’en mangera plus non plus.
    par contre si c’est dans une préparation je sais la manger.
    je débute j’essaie au max e ne plus en manger mais je ne sais pas dire non à une tranche de saucisson bref je ne sais pas où me situer … je pense u’au fur et à mesure des recettes j’y arriverai

    • Vous allez adopter une crevette?? C’est la première fois que j’entends parler de cela, c’est génial!

      Je pense que devenir végétarien doit se faire naturellement, sans se forcer, un peu comme arrêter de fumer… Il faut que cela vienne « de l’intérieur », sans se fixer de ligne de conduite ou de date butoir.
      C’est sûr que c’est plus facile de manger ce que l’on n’aime pas si c’est intégré à une préparation et « invisible » ! Je suis sûre que si l’on me proposait une bolognaise par exemple, sans me dire qu’elle n’est pas VG, je serai capable au moins de la goûter (après, je pense que je me rendrai compte du goût et de la texture de la viande…).

      • oui une tite crevette !! c’est surtout qu’on a peur avec un poisson le chat va le bouffer puis une crevette ça grossit c’est fun ou un bulot jsais pas mais la crevette ça coute 2€ c’est parfait pour ma bourse
        pour la viande on verra j’élimine au fur et à mesure je peux faire une semaine sans rien et un jour prendre un pizza avec 3 bouts de jambon même si je fais des super pizza végé 🙂

  2. Carrément pour les recettes! Ici on est loin d’être végé mais sans produits à base de lait de vache (comme tu le sais). Et j’ai envie de dire que le fromage on s’en passe facilement aussi en définitive (et pourtant j’adorais ça). Il y a pas mal de gâteaux, biscuits qui ne contiennent ni lait, ni beurre.. mais il est vrai que les oeufs c’est plus compliqué. Heureusement, il existe une multitude de bouquins de cuisine sur le sujet 🙂

    • Mon problème avec le fromage c’est que je peux m’en passer, sauf le râpé à mettre sur les pizzas, gratins etc…
      Les gratins j’ai trouvé du « soja gratin », faudra que je le tente.
      Mais pour les pizzas c’est autre chose :p

  3. Pingback: Sei (seimein) | Pearltrees

  4. Merci beaucoup de cet article très intéressant !
    Je suis ravie d’en savoir un peu plus sur ton parcours, comme je suis contente de savoir que mon article a pu t’aider – et serais hyper heureuse que tu nous proposes des recettes ici (j’adooooore les recettes illustrées) !!!

    • Oh mais c’est tout ton blog qui m’aide au quotidien, ma chère Ophélie, tu le sais je pense 😉
      Dès que j’ai un doute sur quelque chose, c’est le premier site que je checke, je suis quasi certaine d’y trouver mes réponses!

  5. Ca fait depuis un moment que je pense à ca, mais avec un agriculteur mangeant sa propre viande rouge à chaque repas ainsi que du fromage en quantité ce n’est pas forcément évident. Surtout que notre fille de 3 ans est comme lui, elle mange sa viande en laissant légumes et féculent et adore le fromage !
    Aurais tu des conseils pour débuter ? merci.

    • Des conseils, pas vraiment, d’autant que moi je suis passée du tout au rien (disons que je préparais un repas complet végétal, et mon homme se faisait en plus son bout de viande)…
      Peut-être faire comme ce que j’ai fait, préparer un repas végétarien qui puisse s’accompagner de viande pour Monsieur?

  6. Merci beaucoup pour cet article 🙂

    Je suis en plein cheminement depuis que j’allaite mon fils et qu’il s’avère avoir beaucoup d’intolérances alimentaires.
    J’apprends à manger autrement et j’en suis ravie. Je découvre que je peux me passer de pas mal de choses et à ne plus avoir envie de certains aliments que je pensais ne pas pouvoir me passer auparavant .

    Il y a un site internet que j’adore : un monde vegan.avec pas mal de fromages végétaux à vendre 🙂

    Sinon merci beaucoup à Antigone XXI qui m’aide beaucoup au quotidien avec toutes ses idées et recettes !!!

    Bonne continuation 🙂

    • Oh oui, Un Monde Vegan est une vraie mine d’or!
      Réapprendre à manger est un ravissement je trouve, on découvre les merveilles de la nature qu’on ne soupçonnait pas!

      Bonne continuation à toi (et vive l’allaitement! *message subliminal*)

  7. Merci d’avoir partagé ton parcours avec nous! Je me rends compte que la prise de conscience est plus ou moins radicale pour chacun.
    Moi aussi je suis devenue végétarienne il y a plus d’un an. Et végétalienne depuis peu (donc je suis vegan quoi^^ )
    Et mon chéri a suivit le move à ce Noël-ci ! \o/ c’était franchement PAS GAGNÉ d’avance !
    Notre puce est végé aussi.

    Tes recettes m’intéressent en tout cas, j’adore cuisiner!

    Au plaisir de te lire, bisous :-*

    • Génial, c’est super que ton homme te suive dans ta démarche!
      Pour les enfants, jeunes, c’est plus facile je reconnais :p

      Vu que j’ai pas mal de demandes pour les recettes, je vais m’y atteler :p

  8. J’aime énormément la viande mais je souhaite limiter considérablement ma consommation , mon Jules et mon loulou mange de la viande mais Grace a toi je sais qu’il est possible de faire plaisir a tout le monde 😉 ça m’encourage a continuer dans ma voie !!

  9. Ton article est super ! Ce n’est pas du tout de la propagande mais ça explique les raisons qui t’ont poussée à arrêter la viande et le poisson, sans porter de jugement sur les omnivores ! Je suis végétarienne depuis presque un an et j’ai reconnu beaucoup de similitudes dans tes choix et les miens, ainsi que ce qui en résulte !

  10. Beau témoignage 😀

    Je tique juste sur une phrase :
    « mais je pense qu’il est important qu’il fasse le choix de manger végétar/l/ien de lui-même, sans que je ne lui impose »
    Un choix ne peut être fait que si il a les moyens de le faire.
    À mon avis le fond du problème n’est pas de donner ou non de la viande à son enfant, mais c’est surtout de l’informer dès son plus jeune âge sur la condition des animaux dans l’industrie.
    Qu’il accepte ou refuse la viande de lui même n’a un sens que si il connaît le sort des animaux & qu’il ait associé que ce bout de viande correspond à ce fringant animal qu’il voit gambader 🙂

    En tout cas manger de la viande ne devrait pas être si logique que ça. Personnellement j’aurai bien aimé commencé ma vie en tant que végé :p.
    Comme le disais Harvey D. « Mettez un enfant dans un berceau avec une pomme et un lapin. S’il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une voiture neuve »

    • Je suis assez d’accord avec le fait qu’un choix ne puisse être fait que lorsqu’on connaît toutes les implications des possibilités.
      Simplement, je me vois assez mal expliquer à mon enfant de 22 mois (ou même pendant les années à venir) d’où vient la viande…

      Je ne vais pas lui mentir, lorsqu’il sera en âge de comprendre certaines choses, je lui expliquerai progressivement la réalité des choses (sans entrer trop dans les détails mais sans non plus embellir la réalité).
      Enfin je commence à réfléchir à comment je vais pouvoir lui expliquer ce qu’est la viande, le lait… et je dois avouer que je suis un peu perdue, il faudra que je recherche activement des témoignages de parents VG qui sont déjà passés par là. Parce qu’instinctivement, je le sens mal 😀
      Quand mon neveu de 6 ans me demande pourquoi je ne mange pas de viande, j’ai du mal à lui expliquer de peur d’aller trop loin dans mes propos par rapport à sa sensibilité.
      Il serait sans doute bien plus facile de prendre le parti de vouloir en faire des petits VG, et leur dire que la viande est un morceau d’animal mort qui a été élevé dans des conditions épouvantables, mais je ne veux pas de cela, je veux pouvoir tenir un discours qui ne diabolise pas l’omnivorisme.
      Je veux laisser la possibilité à mon enfant de faire le choix (éclairé) de son mode d’alimentation. Il connaîtra les deux exemples (papa omni et maman vg) et décidera lorsqu’il le voudra de son orientation alimentaire.

  11. Article très plaisant et agréable, moi même végé je t’encourage à suivre ton coeur et à être heureuse sans écouter les préjugés des gens qui jugeraient sans savoir. 🙂

    • Malheureusement, ce n’est pas toujours facile!
      Mais je tiens bon, à présent je suis réellement convaincue de mon choix, envisager de redevenir omnivore me rend malade.

      Donc comme pour les controverses à propos de mes choix d’éducation proximale et non-violente, j’acquiesce et continue à grignoter ma branche de céleri!

  12. Super article!
    Je cuisine de moins en moins de viande, malgré mon homme qui adore ça! Et pour ma puce qui vient d’avoir 1 an je lui cuisine viande/poisson/oeuf, mais uniquement du bio, je me dis qu’au moins ils n’ont pas été nourri aux farines et hormones, mais bon… Je lui donne des bibs de lait de vache, et ça me fait mal au coeur de lui faire boire ça en fait, j’ai l’impression de l’empoisonner… Mais j’ai lu tellement de choses négatives sur les laits végétaux ou de chèvre pour les bébés que je n’ose pas abandonner le lait de vache…
    Enfin bref, ce n’était pas le thème de ton article, désolée 😉
    Et sinon oui oui oui pour des recettes végé!!!!

    • Il existe pourtant des tas de laits infantiles végétaux, et je suis convaincue de leurs bienfaits!
      Enfin, je donne toujours du lait de croissance « de vache » à mon fils, car je ne trouve pas de lait autre que de riz à proximité, et qu’il a tendance à être constipé naturellement, donc je cède à la facilité… Par contre, en-dehors des biberons, c’est du lait de soja, et il adore ça!
      (cela dit, vache, chèvre, brebis… tous les laits animaux sont « faits » de la même manière!)

  13. Article très intéressant, merci! J’aimerais en savoir plus de votre parcours et de vos recettes végétariennes. Donc carrément pro pour les recettes!!

  14. Merci pour cet article. Ici je ne mange plus de viande car pareil, je ne supporte plus ce cas de conscience. je n’achète plus de viande et je n’en cuisine pas mais mon mari et ma fille sont libres d’en manger à l »‘extérieur, soit tous les midis. Or, je me heurte à des réactions très étranges…. on ricane, on me provoque, on rejette mes idées, personne ne s’adapte.. j’ai la sensation q ils veulent me voir échouer pour justifier leur propre insouciance. j’ai de plus en plus de mal avec leurs discours. bref c très difficile surtout q j’ai du mal à inventer un autre modèle q viande + accompagnement

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