Se passer des oeufs? Mais oui c’est facile!

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je vais vous parler de deux produits vegan (forcément😉 ) qui vont vous faciliter la vie, si vous souhaitez arrêter (ou même simplement limiter) votre consommation d’oeufs.

Alors avant toute chose, sachez que les substituts ne sont absolument pas indispensables à la cuisine végétalienne, honnêtement, je cuisine depuis presque 2 ans sans oeufs (depuis la publication, toujours par ma chère Antigone XXI, de ce merveilleux mémo, qui encore une fois nous prouve que ce n’est pas si compliqué de se passer des produits animaux dans notre alimentation😉 ).
Ces produits sont, pour la plupart, très faciles à trouver (même dans ma montagne charcutière!), et peu onéreux (bon, vous allez me dire, un oeuf ne coûte pas si cher, mais là n’est pas la question). Ils présentent également l’avantage considérable (au-delà des aspects allergènes et éthiques) par rapport aux oeufs, qu’ils se conservent bien plus longtemps que ces derniers, et qu’on en a (presque) toujours sous la main!

Cela dit, pour ceux qui n’osent pas se lancer, qui ont peur du résultat ou qui ont simplement la flemme d’aller fouiller dans le guide des proportions substituantes (coucou, je fais partie des 3 catégories, moi qui n’ai jamais su faire gonfler correctement un gâteau avec de la banane ou de la compote à la place des oeufs), voilà un produit fraîchement apparu dans ma cuisine grâce à Boutique Vegan, et qui y sera, a priori, régulièrement renouvelé tant je l’apprécie : le substitut d’oeuf MyEy.

(oui j'ai du mal à dessiner les cylindres)

(oui j’ai du mal à dessiner les cylindres)

La gamme MyEy se décline en plusieurs produits, basiquement, le substitut d’oeufs entiers (donc celui que j’ai testé), celui de jaunes d’oeufs, et celui de blancs d’oeufs.

Alors c’est quoi?
Une poudre, faite à base de farines diverses (dont le lupin, qui est un bon stabilisant) et autres poudres végétales (liste complète des ingrédients). A l’ouverture de la boîte, j’ai été surprise par sa couleur (due au lupin, j’imagine) mais surtout son odeur, qui m’a immédiatement rappelé celle des oeufs de poule (parenthèse totalement subjective : beurk), au point que j’ai lu plusieurs fois la composition pour m’assurer que c’était bien une préparation végétale.

Comment ça s’utilise?
Tout simplement en mélangeant la poudre et de l’eau. La boîte de 200g peut théoriquement remplacer 24 oeufs.
Une fois la « pâte » (c’est assez liquide en fait) préparée, il suffit de l’incorporer au reste des ingrédients de votre recette, en même temps que les liquides.

Je n’ai testé ce produit que dans des préparations « gâteau ». Je ne sais pas du tout ce que ça donne pour les flans ou autres.
Et si l’idée m’a traversé d’en faire une omelette, je n’ai pas testé non plus (à essayer, cependant, en mélangeant avec d’autres farines pour la consistance).

Et au niveau du résultat?
Alors en goût, c’est très neutre. Vraiment.
C’est déjà un des points pour lesquels je l’apprécie, car contrairement aux substituts « bruts » tels que, encore une fois, la banane écrasée ou la compote, le MyEy n’empiète pas sur les autres saveurs de la préparation.

Et pour la texture, là je dois dire que c’est assez parfait.
Les biscuits et gâteaux ont la texture que l’on attend de leurs équivalents « classiques » (donc avec oeufs), moelleux et légers, se tiennent bien, ne s’affaissent pas au bout de quelques minutes/heures, et surtout n’ont pas cette texture pâteuse et collante que j’avais l’habitude d’obtenir avec (toujours) ma banane écrasée  (je n’ai rien contre la banane, je vous le jure,  je n’ai juste jamais réussi à avoir la même texture qu’en pâtisserie traditionnelle).
Jugez-en par vous-mêmes :

Des cookies, tout ce qu'il y a de plus cookies, croustillants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur.

Des cookies, tout ce qu’il y a de plus cookies, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.

Des mini-gâteaux au yaourt (de soja), moelleux (presque trop) et légers.

Des mini-gâteaux au yaourt (de soja), moelleux (presque trop) et légers.

(oui l’éclairage de mes photos est merdique)

Pour résumer, le substitut d’oeuf VollEy (oeufs entiers) de MyEy m’a pleinement satisfaite.
Facile d’utilisation, un résultat optimum même pour les brèles de la cuisine comme moi, un goût neutre : c’est tout ce que j’en attendais, et les tests sont passés avec succès!

***

Un autre produit que je vais vous présenter, c’est la mayonnaise vegan de Byodo.
Parce que la mayo, c’est vraiment LE truc dont j’ai du mal à me passer, et que les mayonnaises vegan sont, à mon sens, souvent décevantes (trop sucrées, trop liquides, des goûts « inhabituels » trop prononcés…).
Mais là, j’en ai trouvé une qui correspond bien mieux que les autres à mes attentes, donc je vous la présente :

(ouais, le pot ne fait pas VACHEMENT envie mais à l'intérieur, c'est bon, et c'est tout ce qui compte)

(ouais, le pot ne fait pas VACHEMENT envie mais à l’intérieur, c’est bon, et c’est tout ce qui compte)

Bon, globalement, je ne vais pas vous faire un descriptif complet du produit, c’est une sauce, ça s’utilise comme une sauce :p
Néanmoins, pour les curieux, voilà la liste des ingrédients, via Boutique Vegan.
Le point notable, c’est qu’elle ne contient pas de soja, contrairement à beaucoup de ses semblables.

La texture est celle d’une bonne mayo qui se tient, qui ne dégouline pas de la frite quand on la plonge dedans (oui, je l’avoue, j’ai une passion pour les frites-mayo, et maintenant je ne vais pas m’en priver!). D’ailleurs, c’est comme ça que je l’ai testée dès la première ouverture du bocal (mon homme ayant réceptionné le colis de Boutique Vegan pendant que j’étais en déplacement, il s’est dit qu’un petit veganburger-frites pour me réconforter de mes 4h de route serait approprié, et il a  bien eu raison!).
Elle n’est pas mousseuse, elle a vraiment la texture d’une mayo classique, quoi.

Et niveau goût… A part la présence à peine un peu prononcée du tournesol (qui a effrité des pipas sur ma mayo?), c’est vraiment la plus proche du goût « classique » que j’aie pu tester.
On sent le vinaigre, et pas du tout le sucre, et forcément, il n’y a pas cet arrière-goût d’oeuf (que je n’aimais pas trop à la base, mais qui me dégoûtait carrément ces derniers temps).
Même mon homme, qui n’a rien contre la mayonnaise classique, et reste omnivore, la trouve bluffante et ne se gêne pas pour taper dans MON pot.
En résumé, ça aussi c’est un produit qui a trouvé sa place attitrée dans mon frigo, et pourtant il ne partait pas gagnant tant j’avais d’attentes à son égard!

 

 

Infos pratiques :

MyEy VollEy (susbtitut d’oeufs entiers), 9,99€/200g
Mayonnaise végétale Byodo, 3,29€/250mL
Boutique Vegan

boutiqueveganlogo01Cet article a été rédigé en partenariat avec Boutique Vegan.

[Test] Fromage végétal Violife Pizza

Le mois de Mai file à toute vitesse, et entre le boulot et les jours « fériés » à m’occuper de Progéniture, j’ai à peine le temps d’alimenter le blog… Mais par contre, qui dit jours sans travailler, dit un peu plus de temps pour cuisiner, expérimenter et découvrir des produits!
Me revoilà donc avec un nouveau test de produit, qui risque de davantage vous intéresser si vous avez stoppé votre consommation de fromage pour toutes sortes de raisons!

Autant, pour les oeufs, il est assez facile de « gruger » avec des substituts végétaux (je vous en parle vite!), autant pour le fromage… A part celui aux lupins que je fabrique à partir de la recette de Marie Laforêt (on la trouve dans Vegan et dans Fromages Vegan, et peut-être dans ses autres livres?), toutes les tentatives de fromages végétaux « maison » ont été des catastrophes.
Bien sûr, j’ai tenté les tellement salivogènes fromages de cajou d’Antigone XXI, mais n’aimant pas le goût de la cajou, de base, les recettes ont beau être parfaites sur tous les plans, je n’ai pas apprécié la saveur.
Et quid de l’aspect?

Dans tous les cas, depuis que je suis végétalienne, j’avais fait une croix sur les pizzas (une pizza sans fromage? inconcevable!). Ce qui n’empêchait pas mes hommes de se faire de monstrueuses 5-fromages pendant que je me faisais une salade de lentilles, soit dit en passant!
(oui, une recette de « fromage » végétal à pizza circule depuis quelques mois, il paraîtrait qu’il est fantastique, sauf qu’il est plein d’ail, et que j’y suis allergique, donc en attendant de trouver une alternative, je ne pourrai pas le tester😉 )
On avait déjà testé des substituts fromagers « déjà râpés », mais nous avions été tellement déçus tant par le goût (le côté « rance » de l’huile de coco non désodorisée) que par l’aspect (« t’es sûr que tu l’as cuit, la pizza? Parce que là, le fromage, il a pas bougé hein… ») que nous avions laissé tomber les tentatives, préférant encore nous en passer (enfin, moi, du coup).

 

Et puis, j’ai reçu un bloc de fromage à pizza Violife, toujours de mon partenaire Boutique Vegan.
Ni une ni deux, j’ai tartiné une pâte à pizza de sauce tomate, coupé mes jolis légumes,  et j’ai sorti la râpe.

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Pour la liste des ingrédients, je vous invite à la lire directement dans la fiche-produit de Boutique Vegan, mais en résumé, c’est sans soja, sans gluten, sans lactose-caséine, sans huile de palme, vegan (forcément), et sans ail (eh ouais).

Alors, la texture?
On nous présente le fromage comme étant bien filant, bien comme le vrai.
Je vous détrompe tout de suite : il ne file pas. Du tout.
Par contre, il fond, réellement, et effectivement sans avoir besoin d’être ultra-chauffé. Ce qui est déjà un très bon point, quand on sait que nombre de ses semblables restent « en vermicelles » qui se contentent d’au mieux durcir, et qui tombent donc lamentablement lorsqu’on saisit une part de pizza.
Il pourrait s’apparenter à une mozzarella très compacte, une fois fondu (ça m’a rappelé celle « en flocons » qu’on utilise dans la restauration rapide, pas celle en boules qu’on tranche pour mettre dans la salade).

Par contre, lorsqu’il est « cru » (enfin, à la sortie de l’emballage, quoi), l’aspect est un peu déroutant.
On dirait un bloc de plastique, super dur, c’est vraiment spécial. Passez outre cet aspect, honnêtement. Ce n’est qu’un désagrément esthétique, lié au fait que c’est une préparation végétale, à base d’huiles, et que c’est donc l’aspect normal d’une préparation de ce type.

J’ai tenté de le râper avec une râpe à main classique (celle dont je me sers pour faire mes zestes d’agrumes), c’est long, pénible et malheureusement, la seule chaleur produite par mes mains et la friction de la râpe a commencé à altérer la solidité du bloc.
J’ai donc dégainé le robot (oui, on m’a offert un robot-râpe pour me faciliter les préparations de carrot-cakes et autres galettes aux légumes, autant le rentabiliser!), installé la « grosse râpe » et en avant Vincent, en 3 tours j’avais mon bol rempli de fromage râpé, toujours bien solide et prêt à recouvrir mes pizzas.

Franchement, ça fond.

Franchement, ça fond.

Et le goût, le goût?
Alors là…
Je l’ai d’abord testé « cru » (toujours à la sortie de l’emballage, donc, je ne sais pas si cette préparation subit une quelconque cuisson lors de sa fabrication). Bah oui, je suis curieuse, et quand Progéniture se colle à mes jambes pendant la préparation de la Sainte Pizza, et qu’il en déduit que cette chose, là, c’est sûrement du fromage, il en veut, et ce n’est pas négociable.
Alors je teste, avant, pour éviter le recrachage et le refus d’ingurgiter la moindre bouchée par la suite.

Et donc, tant par l’aspect que par le goût, j’ai eu l’impression de croquer dans une des tranchettes de fromages « insipide » type emmental que mon homme achète sous blister en marques distributeur (mais si, vous savez, ces restes de fromages réagglomérés qu’on nous vend comme étant une découpe « spéciale sandwiches »… ah oui, ça fait moins rêver, d’un coup).
Moi, je m’en fiche, j’aimais bien ça, donc j’étais assez contente de retrouver ce goût peu présent dans une préparation végétale.
D’ailleurs, à force de discuter, de traîner, de jouer autour de la table et de prendre notre temps, on s’est tapés environ un tiers du bloc en lamelles, avant d’enfourner les pizzas…
C’était déjà un bon point pour le Violife Pizza.

Fondu, ça n’a rien à voir.
Il est extrêmement savoureux, il est un peu fort mais pas trop, je le comparerai encore une fois à la mozzarella « en flocons », tout de même un peu plus présent.
Bon, j’en avais trop mis. Disons que j’avais mis la quantité que je mettais avec du gruyère râpé, mais c’était sans compter sur la puissance de goût et le pouvoir de « fondance » (ouais j’invente des mots, tellement je suis une guedin de la cuisine) du Violife Pizza.

Mais il est vraiment délicieux, en résumé. Il n’a pas le goût des huiles avec lesquelles il a été préparé, rien ne « ressort » plus que le reste, cette saveur est harmonieuse et fidèle à ce qu’elle est supposée substituer.
Même mon homme, qui lui, n’a pas lâché le fromage animal, a été bluffé. Et Progéniture, qui autant hurle de bonheur quand on lui annonce une pizza au menu, n’en mange pas, d’habitude (rassurez-moi, cette bipolarité alimentaire, c’est normal?😀 ), s’en est enfilé sa part sans moufter et en a même réclamé d’autre.

 

Donc, en résumé :
– il fond correctement, même s’il ne file pas
– son goût est comparable à la mozzarella fondue, un peu plus puissant cependant, et donc remplace parfaitement un fromage animal
– même sans cuisson, il nous a conquis.

Pour info, avec un bloc de 400g, on a fait 2 pizzas surchargées (je pense qu’on aurait pu en faire 3 avec ce que j’avais râpé), et si on n’avait pas grignoté le reste « à froid », on aurait pu s’en faire encore au moins 3.
Mais il a été vite terminé, le bougre…😉

 

Infos pratiques :

Violife pour Pizza, 5,39€/400g
Boutique Vegan

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Cet article a été rédigé en partenariat avec Boutique Vegan.

[Test] Les soufflés de maïs à la carotte Erdbär

Aujourd’hui, je vais vous parler du coup de coeur « grignotage » de Progéniture : les « Freche Freunde soufflés de maïs à la carotte », récemment découverts grâce à mon partenaire Boutique Vegan.
(oui, j’ai un nouveau partenaire de ouf, je suis vraiment très contente!)
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Qu’est-ce que c’est?
Des friandises « salées » (même si, chose notable, elles ne contiennent pas de sel!), de type Curly, dont les seuls ingrédients sont le maïs, la carotte, l’huile de tournesol, et de la B1.

Une liste d’ingrédients minimaliste, donc : une base, un « arôme » (bien que soit de la poudre de carotte, donc pas seulement le goût), l’huile de cuisson (je ne connais pas les motivations de l’adjonction de B1, cela dit).
Le tout, 100% bio.

 

Franchement, vu comme ça, j’avais hâte de goûter!
J’ai eu la bonne idée de m’en garder deux, en ouvrant le paquet, avant de le donner à ma Progéniture, sautillante et glapissante à l’idée de se taper un paquet de « chips ».
Grand bien m’a pris, quand je vois la vitesse à laquelle le paquet s’est vidé.
Le paquet, en soi, contient 20g de soufflés, et, selon la description de Boutique Vegan, correspond à une portion de légumes (on n’oublie pas les « 5 fruizélégumesparjour »! ). C’est tout petit, et se glisse, du coup, très facilement dans un sac (c’est plus petit qu’un petit paquet de chips-toutes-grasses ! ).

Niveau goût, on ne sent pas la carotte.
Ni le maïs, en fait. C’est assez insipide, de mon point de vue d’adulte habituée aux saveurs plus présentes (et aux épices, je kiffe les épices). L’absence de sel doit jouer, mais ce n’est pas plus mal, surtout si on donne ce produit aux enfants.

Niveau texture, c’est… aérien. Très. Aérien.
Très croustillant, aussi, aucun doute de ce côté-là, même si à mon avis, une demie-journée suffira à ramollir le contenu du paquet ouvert. Mais vue la taille du paquet (20g), je ne suis pas certaine que cela soit un problème réel.
Une fois le soufflé croqué, il ne reste pas grand chose comme « matière » sous la dent, c’est un peu dommage, car du coup on a tendance à en manger plusieurs d’un coup.

Mais surtout, ce n’est pas gras. Pas de sensation de doigts tout poisseux après avoir plongé les mains dans le paquet, tout ce qu’il reste, ce sont les petites miettes orangées.
Ce qui est vraiment très, très appréciable pour un produit qu’on donne aux enfants (j’insiste, mais je doute que cela plaise à beaucoup d’adultes en fait).

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Si moi, je n’ai pas trop aimé, Progéniture a adoré.
Mais vraiment. Il en aurait presque pleuré quand je lui ai dit qu’il n’y en avait pas d’autres, et m’a fait promettre de lui en racheter.
Du coup, de mon point de vue de mère qui essaie quand même de faire un peu attention à ce que grignote son fils, je suis plus que séduite.
Parce que même si j’ai la chance d’avoir un gamin qui adore manger des bâtonnets de carotte et des champignons crus, il se jettera beaucoup plus facilement sur un paquet de chips.
Et du coup, pouvoir dégainer mon sachet de « Knusper-Flippies » (que je kiffe ce mot, sérieusement), je trouve ça drôlement cool, parce que comparé à des chips classiques (sel et huiles à gogo), j’ai beaucoup moins de scrupules à lui donner un snack plus sain!
La gamme Edbär propose de nombreuses friandises aux fruits et légumes, j’ai bien envie de tout tester (coucou, les soufflés aux petits pois, les crackers aux fraises et les compotes à la carotte)!

Infos pratiques :

Freche Freunde soufflés de maïs à la carotte , 0,99€ /sachet (20g)
La gamme Erdbär chez Boutique Vegan
Boutique Vegan

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Cet article a été rédigé en partenariat avec Boutique Vegan.

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Levons la main contre la violence « éducative ».

Bonjour à tous!
Je vais aujourd’hui faire une parenthèse dans mon roman « Je suis végétalienne et je kiffe ça » pour vous parler de quelque chose qui me touche au moins tout autant que  la protection animale : l’éducation non-violente.

L’année dernière, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Non-Violence Educative (le 30 Avril, donc demain, cette année encore), j’avais fait ce visuel :
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Cette année, je vais tenter de rédiger un vrai billet, car bien que je sois davantage portée sur le visuel (hého, je suis illustratrice, pas rédactrice!),  lorsqu’on a des enfants, et d’autant plus lorsqu’on  pratique l’éducation non-violente au quotidien,  on sait bien à quel point les mots ont leur importance.

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Je ne vais pas vous sortir de chiffres horribles vous rappelant combien d’enfants meurent chaque année, chaque jour, sous les coups (de leurs parents, mais aussi malheureusement parfois de leurs enseignants, frères et soeurs, et autres « entourants »).
Mais oui, il existe des alternatives à la fessée, et non, il n’y a pas de « petite fessée ». Ce n’est pas parce qu’elle ne laissera pas de trace physique qu’elle n’aura pas le même impact qu’une autre.

Et la menace de la fessée, de la claque, du martinet, ou autres divagations intimidantes, c’est aussi de la violence. (personnellement, je n’ai pas souvenir d’avoir reçu un quelconque coup de la part de mes parents, par contre je me rappelle très bien cette peur constante de la sentence physique qui m’accompagnait quoi que je fasse, quoi que je pense : c’était la peur de mes parents, surtout de mon père, qui me faisait obéir, plus que la compréhension, bien que je ne pense jamais avoir été frappée).
Tirer l’enfant par le bras, parfois jusqu’à le faire tomber, lui tirer les cheveux, « la petite tape » sur la main, tirer l’oreille… (liste non exhaustive), c’est aussi de la violence.

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L’an dernier, à court de temps et « d’assise » artistique, je n’ai pas évoqué dans ma contribution la violence verbale (et psychologique, par conséquence).
Pourtant, elle est plus fréquente et parfois -souvent- plus destructrice que la violence physique. Outre les hurlements, les engueulades, elle s’insinue, souvent même sans qu’on en ait conscience, par des critiques, des mots qui semblent anodins pour des adultes mais qui ont un réel impact néfaste sur l’enfant, qui comprendra uniquement le mot et non l’ironie ou le ton employé.
« T’es moche quand tu pleures », ça peut marquer un enfant. A vie. Je peux vous l’assurer, de par mon expérience personnelle. 

 

Des alternatives, il y en a des tas.

Oh, bien sûr, je ne vais pas vous mentir : combien de fois, face à une crise de Progéniture, j’ai eu envie de reproduire mon propre modèle éducatif et de lever la main, « lui en coller une bonne », le menacer? Pour avoir une « solution » immédiate, et avoir la paix pendant au moins 10 secondes (le temps que le choc s’estompe et qu’arrivent les pleurs ou le redoublement du comportement problématique)?
Cela brise sans doute l’image parfaite que l’on véhicule lorsqu’on ose dire qu’on est contre toute forme de violence éducative, et alors? Je suis bourrée de défauts, mais j’essaie de les maîtriser. Parce que ce n’est pas de moi, qu’il s’agit, mais de mon fils.
Je ne veux pas risquer de détruire sa sécurité intérieure, son estime de lui.
Je ne veux pas qu’il ait peur de moi, ou que face à une situation « interdite », il  se dise  « je ne dois pas le faire parce que j’ai peur de me faire gronder/taper/humilier », au lieu de « je ne dois pas le faire parce que je connais les raisons de cette interdiction (c’est dangereux, non-conforme aux ‘normes sociales’…) ».

Les interdictions, je les explique, systématiquement, jusqu’à ce qu’il comprenne et que je n’aie plus besoin d’intervenir. Alors oui, c’est souvent long. Mais un enfant n’a pas à être livré à lui-même. S’il doit expérimenter « seul » les choses, il doit cependant toujours être accompagné, même par un simple regard un peu loin. Parce que c’est à nous, parents, de lui apprendre comment fonctionnent les choses, les règles, lorsqu’il ne peut le comprendre seul.
Il ne s’agit pas de le surprotéger ou de le couver, mais de l’aider lorsqu’il se trouve en difficulté, de l’aiguiller vers la compréhension, même si c’est long, même si on doit répéter cent fois la même chose.

Nous, parents, sommes-nous nés avec la connaissance innée des interdictions et des normes sociales? Non, nous l’avons acquise. Certains avec la fessée, d’autres non, mais c’est un apprentissage. Qui se souvient du temps que cela a pris? Cela peut nous paraître une éternité, de notre point de vue d’adulte qui aimerait éviter les situations dangereuses ou gênantes. Mais pour l’enfant, cela doit se faire à son rythme afin qu’il l’intègre naturellement.

Bien sûr, nous ne vivons pas dans un monde tout rose, sans la moindre violence.
Progéniture est confronté quotidiennement, à l’extérieur, à tout cela. Au sein même de la famille (hors notre petit monde à nous trois), à la crèche, au parc, dans ses livres (oui, parfois certains échappent à mon contrôle préalable).
Je ne vais pas vous mentir, encore une fois, je ne sais pas vraiment comment me positionner face à cela. Oui, cela lui montre « la réalité », qu’effectivement, si à la maison il vit dans un environnement non-violent, ce n’est pas forcément le cas ailleurs, et que dès qu’il sera plus souvent à l’extérieur qu’à la maison (coucou l’école, on se voit en Septembre). Mais est-ce pour autant une bonne chose, que de banaliser la violence « éducative »?
Voir ses cousins, ses copains (voire lui-même, à la crèche) se faire punir, recevoir une fessée, sans la moindre explication, c’est d’autant plus difficile pour lui qu’il ne comprend pas pourquoi certains adultes font cela, et pas nous, ses parents (ou que, dans le cadre de la famille, tous les adultes le font, mais pas sur lui, parce qu’on l’a clairement interdit, et qu’ils n’appliquent cette interdiction qu’à Progéniture). Cela remet même parfois en question notre légitimité en tant que « figures d’autorité » (si on ne le tape/punit pas, c’est que ce n’est pas si interdit, non?), et, franchement, c’est dur à encaisser.
Alors on lui explique, mais c’est délicat, hasardeux, et je vois bien qu’il ne comprend toujours pas, malgré tous les efforts qu’on peut faire pour tenter de lui expliquer ce que l’on trouve inacceptable.

J’espère simplement que grâce à la diffusion de plus en plus importante de brochures de sensibilisation à des méthodes d’éducation « alternatives », grâce à l’impact non négligeable des réseaux sociaux et d’Internet en général, aux journées de sensibilisation et autres, le monde prendra rapidement conscience de l’importance de ne pas apprendre aux enfants que la violence est la solution pour se faire entendre.
Car non, ce n’est pas une solution pour se faire entendre : c’est une manière d’opposer un rapport de force à une écoute et au dialogue. (n’extrapolez pas mes propos : je ne suis absolument pas en train de dire que le terrorisme, la guerre et la délinquance sont uniquement liés à une éducation ‘traditionnelle’ -fuck la tradition, en l’occurence)

On voit souvent cette phrase (la source originale me manque, si quelqu’un l’a dans ses tiroirs…😉 ) : « pourquoi appelle-t-on ‘violence’ le fait de frapper un adulte, et ‘éducation’ le fait de frapper un enfant? ».
Cela résume assez bien mon point de vue sur la légitimité de ces pratiques.

*** Ne vous privez pas pour partager les illustrations, elles sont là pour ça (par contre, soyez sympas, ne les modifiez pas, et n’enlevez pas ma signature, comme j’ai pu le voir trop souvent sur ce que je publie ici). ***

Une végétalienne au pays du jambon.

Me revoilà, avec la suite de mes fantastiques aventures à la montagne!

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon récent végétalisme.

J'ai tellement la classe.

J’ai tellement la classe.

Donc, comme je vous disais dans le billet précédent, je suis à présent végétalienne.
Je l’étais déjà quasiment avant le déménagement, puis j’ai cédé à la facilité de la pizza surgelée et autres sandwichs-mayo pendant le-dit déménagement, consommant à nouveau pas mal de laitages… Ce que j’ai vite regretté.

La consommation de produits laitiers animaux après des mois d’abstinence a provoqué un léger (lol?) chaos dans mon corps : troubles digestifs, maux de tête, poussée fulgurante d’acné… Ce n’est qu’une fois avoir recommencé à consommer des produits laitiers que j’ai réalisé que ces soucis avaient disparu durant les semaines où j’avais mangé végétalien : la cause était donc identifiée.
Déjà, dans ma tête, je n’étais pas franchement en accord avec mon alimentation, mais en plus, mon corps non plus (je ne nierai pas que tout est lié!).
(je ne suis pas en train de dire que c’est obligatoirement le cas pour tout le monde, simplement que ça l’a été pour moi)

Donc, j’ai pris la décision d’arrêter, à nouveau, le lait animal.
Et honnêtement, ce fut plus difficile que je ne l’aurai pensé.
Plus que pour la viande, en fait.

Il faut dire que déjà, la tentation était grande.
Mes hommes étant tous deux omnivores, si j’arrive à peu près à limiter la présence de viande dans le frigo (de toute façon, la tentation ne se trouve pas de ce côté), il y a toujours un bout de fromage qui attendra un moment de faiblesse pour me rappeler à quel point j’aime ça.
Il serait si facile de simplement faire réchauffer une pizza, ce soir, surtout qu’allez, il y en a une végétarienne à la supérette du bout de la rue!
Ou de noyer les pâtes sous une montagne de gruyère râpé (un de mes plats préférés, je suis une fille simple). Ou de se faire une bonne grosse raclette qui réchauffe quand on passe 3 semaines sous 20cm de neige.

Mais cette fois-ci, j’ai tenu.
Mes principes, mes convictions n’avaient pas suffi jusque-là à me faire tenir bon (imaginez-moi, culpabilisant dès que je cédais au fromage… j’avais continuellement envie de me mettre des claques), mais cette fois, mon corps donnait un coup de main à ma motivation.

Pour les oeufs, ce fut plus facile.
Déjà, parce que je n’étais pas super fan des oeufs. Oui, ça aide.
Et qu’à force de ne plus en manger, les rares fois où j’ai consommé des préparations qui en contenaient, j’ai immédiatement senti ce « p’tit goût d’oeuf », auquel je ne faisais pas attention avant tellement j’y étais habituée, et j’ai détesté ça.
Une fois qu’on élimine de la routine alimentaire les produits qui contiennent du lait, généralement, on élimine du même coup ceux qui contiennent des oeufs (le « joli duo » de la pâtisserie, industrielle ou non).
Mais surtout, quand j’ai voulu apprendre à cuisiner sans oeufs (surtout la pâtisserie, donc, le seul type de cuisine que je savais faire), encore une fois, Antigone XXI a été d’une aide sans pareille, notamment avec son article sur comment remplacer les oeufs (bah oui).
***
(bon, allez, c’est l’occasion de le dire, c’est grâce à Antigone que j’ai pris conscience de beaucoup de choses sur tout ce qui concerne les animaux, les mensonges auxquels j’ai cru toute ma jeunesse, et que devenir végane était, finalement, vachement accessible, à n’importe qui. Et puis zut quoi, je la suis depuis ses débuts, et c’est vraiment une fille géniale, son blog est riche, beau, ses recettes sont vraiment super, je n’arrête pas de la recommander à tous ceux qui s’intéressent au véganisme, alors voilà, Ophélie, si tu ne le savais pas encore, je te kiffe, et vous, si vous ne connaissez pas son blog, cliquez vite sur les liens au-dessus, c’est un ordre)
***

Voilà voilà.
Ca fait donc plus ou moins 5 mois que je suis végétalienne, totalement.
Et non seulement je me sens un peu mieux vis à vis de moi-même (ce qui, me direz-vous, est le plus important, non?), mais d’un point de vue « santé », j’ai l’impression d’être une autre personne.
C’est difficile à décrire (bon, j’ai arrêté de fumer il y a un mois aussi, ça doit jouer), mais je me sens plus clean, légère (qu’on ne me parle pas de perte de poids : oui, j’ai perdu énormément de poids depuis que je suis végétarienne, puis végétalienne, mais je ne peux l’attribuer à rien, tant j’ai effectué de changements dans ma vie, à tous points de vue, même si à mon avis l’absence de graisses animales dans mon alimentation a beaucoup joué), presque « plus pure ».
Et je suis très loin de me priver, croyez-moi… Je devrais même faire attention, de temps en temps (genre quand j’engloutis la boîte entière de dattes en moins de 30mn pendant que je suis absorbée par mon boulot -oups!).

Je ne me dirai pas encore « végane » (encore que c’est plus rapide à écrire😀 ), parce que si je n’achète plus de produits de provenance animale, je n’ai pas non plus jeté/donné/vendu mes vêtements en laine et chaussures en cuir, mes foulards en soie ramenés du bout du monde par mon entourage voyageur.
Le peu de vêtements et cosmétiques que j’achète ces dernières années est vegan (donc sans provenance ni tests animaux), mais je ne me suis pas débarrassée de mon habillement encore utilisable.

Dans les prochains billets, je vous parlerai encore de végétalisme, avec des tests produits (ah ben oui, on y revient!), et des réponses aux questions qu’on me pose le plus souvent par rapport à mon fils.
Ca vous tente?😉

Ma vie (à la montagne) : le bond en avant.

Bonjour bonjour!

Aujourd’hui, je reprends enfin le blog pour parler… de moi.
Pas de partenariat, pas de pub, rien de tout ça, juste, un petit billet pour vous partager un peu de ma nouvelle vie.
D’ailleurs, à la base, je voulais tout raconter en une seule fois, mais j’ai beau élaguer mon texte, je suis bien trop bavarde, donc réjouissez-vous (ou pas), je vais faire ça sur plusieurs billets!
Et d’ailleurs-bis, une des raisons pour lesquelles je n’écrivais plus (hors partenariat) ici était le manque de temps pour réaliser les illustrations. J’ai décidé de changer de mode de réalisation de ces dernières, afin d’en proposer toujours une ou deux originales, mais sans que cela ne me prenne trop de temps. 

Donc.
Comme vous le savez peut-être, en fin d’année dernière j’ai dit adieu à Toulouse, la ville où j’ai vécu pendant 18 ans (oui, donc plus de la moitié de ma vie, donc).
C’était un énorme pas pour moi, qui n’avais, globalement, connu qu’elle (arrivée très jeune, puis partie à la campagne pendant mon année de Terminale, dès que j’ai eu mon bac j’ai supplié mes parents de me prendre un studio dans la ville rose pour y retourner, et y ai donc passé 11 ans ensuite). D’autant que je ne suis pas du tout du genre à bouger : quand je suis quelque part, j’y reste.
J’avais ma soeur, là-bas, de très rares amis, « la civilisation » à portée de main. Mes souvenirs, mes habitudes (d’autant que récemment, je vivais dans le quartier où j’avais grandi), toute ma vie. La ville où mon fils est né.

Pas en centre-ville directement, j’étais « au bord » de la ville, à quelques kilomètres à peine de l’autoroute qui m’amenait chez mes parents, chez mon autre soeur, chez mon frère.
Idéalement située, un coup de voiture et hop, j’étais où je voulais. Le parc, les boutiques (non, par contre, le shopping ça n’a jamais été mon truc, mais avec un enfant, on se crée des besoins plus ou moins réels, notamment sur les fringues qui deviennent trop vite trop petites), les supermarchés, les 5 ou 6 boutiques bio à moins de 15km alentour… Bref, la vie à la ville, mais dans un quartier calme : pourquoi changer?

L’envie de changer d’air s’est installée petit à petit, d’abord à cause des nuisances sonores de mes voisins du dessous.
Et quitte à changer, pourquoi pas changer du tout au tout? Après tout, mon mec est en télétravail, je suis freelance : pas besoin de vivre à la ville, du moment qu’on a une connexion internet, on peut s’installer où on veut. C’est un des atouts de notre mode de vie, et si on tentait de s’éloigner de tout?
Fuir le bruit, la pollution (tant que possible), on voulait de l’espace (parce que travailler dans 3m2 au fond de ma chambre, devoir débarrasser l’intégralité de mon matériel dès que Progéniture était là, j’en avais ma claque) et du calme. 
On a tous les deux grandi (du moins nos jeunes années) à la campagne, et si on essayait d’offrir ça à Progéniture, à notre tour? Puisqu’on n’a aucune raison-contrainte à rester en ville?

Mon père m’a suggéré de revenir là où j’avais passé les premières années de ma vie (surtout parce que c’était moins loin de chez eux!), et en prenant la route pour la toute première visite, je suis tombée amoureuse de la région. Réellement. Il était devenu inconcevable que je cherche ailleurs, c’était  là que je voulais vivre.

Une trentaine de visites plus tard (ah on en a vu, des ruines, des zones où limite il n’y a pas d’eau potable, des trucs magnifiques mais hors de prix, des baraques à 14 pièces, des masures où on a failli se blesser rien qu’en montant l’escalier, des trucs avec du potentiel mais minimum 1 an de travaux…), j’avais trouvé la maison de mes rêves, approuvée à l’unanimité par mes hommes (dont mon père).

Et c’est ainsi que j’ai posé mes cartons et mes toiles à la montagne.
Au pays du saucisson, même, puisque c’est LA fierté locale, l’industrie qui fait vivre la ville (mais si, c’est une ville. une toute petite.), l’emblème de la région (on a même le musée de la salaison, si, si).
Moi, fraîchement (en fait, depuis un peu avant le déménagement) végétalienne. J’y reviendrai dans un autre billet, j’ai pas mal de choses à raconter à ce sujet.

Ce qui est assez drôle, c’est que quand on est arrivés, la moitié de la ville nous connaissait déjà. Parce que c’est une toute petite ville, et qu’on a « repris la maison » d’une vieille dame qui était bien connue visiblement, et qu’on est des jeunes.
Il faut savoir qu’ici, il y a comme un « trou noir » dans l’âge de la population : entre 17 et 40 ans, il n’y a quasiment personne. Normal, quelque part : il n’y a pas d’activité « branchée » (shopping, cinéma…) à moins d’une heure de route. J’ai été ado moi aussi, et je comprends qu’ils mettent les voiles dès que possible!

Mais ce qui est fun aussi, c’est que les gens, passé le « ah, c’est vous la toulousaine? », prennent systématiquement leur air le plus grave, voire désolé, pour me demander, presque à mi-mots : « mais… vous travaillez où? ».
Et de répondre que mon homme est en télétravail, et moi illustratrice indépendante, je vous assure, leur réaction vaut le détour : si à Toulouse, les réactions tournaient entre l’envie et l’admiration (« houlà, je pourrai pas travailler depuis chez moi, je serai trop tenté de faire autre chose »), ici, c’est plutôt suspect et incompréhensible (je suis sûre qu’il y en a qui pensent qu’on est des trafiquants de drogue et que notre activité indépendante est une couverture).
Enfin, globalement, passées les premières semaines de regards de travers (« c’est eux, les jeunes! »), on découvre qu’en fait, les voisins, ben c’est des gens normaux, pas de gros speedés égoïstes comme on avait à Toulouse (j’exagère, on en avait de rares biens, là-bas).
Des gens qui te disent bonjour, qui connaissent le prénom de ton gosse, qui te proposent de te prêter des outils pour ton jardin et qui t’installent des barils pour récupérer l’eau de pluie sous ta gouttière, parce qu’ils ont pensé que ça te rendrait service.

Et puis, la question qui m’a longtemps angoissée, mais qui maintenant me fait rire : « Mais vous n’allez pas regretter votre vie à la ville? »

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Non.
On ne regrette pas. Mais alors, genre pas du tout.

Déjà parce qu’ici, paradoxalement, on fait tout à pieds. Tout est à portée de main, mais réellement : la crèche, l’école pour Septembre (de la maternelle au primaire, c’est dans notre rue, et le collège est en bas de la crèche), les courses, le médecin, la Poste… Tout ce dont on a besoin au quotidien est à moins de 5mn à pieds.
Et ça nous motive d’autant plus à le faire, puisque finalement, c’est pas si difficile que ça…

Je sors encore de temps en temps le porte-bébé (autant vous dire que j’entretiens mon côté « alien » , ici, on ne porte pas alors que la ville est composée à 80% de côtes, et surtout pas un enfant qui marche), bien que cela devienne rare (3 ans passés, le glas de la fin du portage commence à se faire entendre). Cela dit, porter systématiquement un enfant de 18kg dans les bras au retour de la crèche parce qu’il a besoin de sa dose de proximité quand on se retrouve le soir, avec le sac-de-fringues-de-rechange et les manteaux, c’est une excellente raison d’aérer le porte-bébé, non?

Alors qu’à Toulouse, on ne se déplaçait qu’en cas de nécessité (même les balades : on ne sortait se promener que quand on ne voyait pas d’autre alternative pour occuper/calmer Progéniture), on découvre enfin le plaisir de sortir pour le simple fait de sortir. Ermites, nous? Franchement, ouais. Mais on se soigne, du coup.

C’est simple : à Toulouse je prenais la voiture tous les jours, parfois plusieurs fois (la nounou était à 20mn, les courses inaccessibles hors rocade ou transports en commun… et c’était une habitude, mauvaise, mais tenace).
Ici, je ne la sors que pour aller finir de vider notre ancien logement, ou pour aller voir la famille.

C’est quelque chose dont je suis très contente, et même un peu fière  : avoir réussi à me défaire de cette habitude, de ce réflexe, de prendre la voiture dès que je voulais me rendre quelque part.
On ne peut pas totalement s’en passer, bien sûr, dans un coin aussi reculé et isolé que celui où nous sommes à présent. Enfin, peut-être que si, mais je ne suis pas dans cette démarche. Je suis simplement contente de ne la prendre que très occasionnellement, et de faire tout à pieds.
D’autant que, sans entrer davantage dans les détails (du moins pas maintenant), il y a 4 ans, je ne me déplaçais quasiment plus, et uniquement avec une canne.
Je réapprends à marcher depuis ma grossesse, et le faire à présent quotidiennement et sans efforts est assez réconfortant pour moi.

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J’ai encore beaucoup de choses à vous raconter, toujours dans le domaine du changement de mode de vie.
Le frein que j’ai mis à la surconsommation, mon récent végétalisme, la prise de recul quant à beaucoup de choses…
Tout ça, j’ai envie d’en parler, alors à bientôt😉

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[Test] Tangle Teezer, l’allié des cheveux rebelles (avec du concours dedans)

Oh, comme je vous vois perplexes!
Non, vous ne rêvez pas, pour une fois je ne vais pas vous parler de portage ou de puériculture en général.

Je voudrais vous faire découvrir, si ce n’est pas déjà fait, une petite merveille tellement simple que je me demande encore pourquoi toutes les brosses ne sont pas comme ça : la brosse à cheveux Tangle Teezer.

Tangle Teezer, c’est quoi?

C’est une brosse à cheveux. Une banale brosse à cheveux. Oui, mais non.
Designée par Shaun Pulfrey, un renommé coiffeur anglais (il paraît, je n’y connais rien en coiffeurs), en 2oo5 (si je ne me trompe pas), cette brosse est l’alliée des cheveux rebelles.
Et autant vous dire que dans la Louverie, les cheveux rebelles, c’est un peu notre rayon.
Depuis que les cheveux de Progéniture frisent, c’est une galère sans nom pour le démêler. Il râle, refuse la brosse, ça finit souvent en cris et en larmes, ça me fend le coeur à chaque session démêlage.
Il faut dire que je n’arrive pas à me décider à lui couper les cheveux courts, « comme le garçon qu’il est ». J’ai raccourci les boucles il y a quelques mois (en les étirant, ça lui arrivait au milieu du dos quand même), n’en pouvant plus de lui faire subir des séances de démêlage bien trop longues, mais tout de même, c’est toujours une étape obligatoire.

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La photo a plus d’un an, mais ça vous donne déjà un aperçu de la situation.

Mais bref, passons.
Nous avons aussi du lourd capillairement parlant du côté du GrauLoup : même si sa longue crinière est plus raide que la perruque de Gandalf, elle est également d’une finesse sans pareille. Et s’emmêle très, mais alors très facilement. Et est beaucoup plus difficile à démêler, car si Monsieur zappe le brossage un seul jour, il se retrouve avec des débuts de dreadlocks. J’aime les dreads, mais franchement, pas sur lui.

Et en ce qui me concerne, ma chevelure est, à l’inverse, extrêmement épaisse et fournie. Et a tendance à vraiment beaucoup s’emmêler aussi, même si je pense être celle de la famille qui s’en sort le mieux. Cela dit, j’ai eu beau avoir utilisé avec plaisir la Tangle Teezer, j’ai enfin franchi le cap des dreadlocks (pas par souci de démêlage mais plutôt un désir esthétique, oui, je trouve ça cool) : fini le démêlage pour moi!

Enfin bref. Nous étions donc tout disposés à tester cette chose dont j’avais lu tant d’éloges, et c’est ainsi que la Tangle Teezer arriva chez nous, juste après l’invasion de poux sur Progéniture.
Autant vous dire qu’à partir de l’instant où j’ai vu le premier pou sur lui, j’ai cru que j’allais devoir tout couper. Le démêlage était déjà assez difficile comme ça, si en plus on devait le faire à la perfection pour que le peigne à poux passe sans lui arracher la moitié de la tête, on allait passer 45mn par jour à galérer…

Mais Tangle Teezer nous a bien aidés, sur ce coup-là.

(car il faut savoir que nous avons banni le shampooing de notre salle de bains, nous sommes tous au no-poo, et même si le vinaigre de cidre en rinçage aide bien à démêler les cheveux, le plus gros reste à faire à la brosse. Donc pas d’après-shampooing démêlant chimique chez nous, quand je vous dis qu’on se met dans des situations pas possibles…😉 )

Alors place au test!

Déjà, voici à quoi ressemble le produit :

Une brosse, tout ce qu'il y a de plus brosse. Avec quand même un effet glossy-vernis et une forme ergonomique. Et pas de manche, non.

Une brosse, tout ce qu’il y a de plus brosse. Avec quand même un effet glossy-vernis et une forme ergonomique.
Et pas de manche, non.

Bon. Déjà, il va falloir faire avec le fait qu’il n’y ait pas de manche. Personnellement, je m’en fiche, mais ça peut déstabiliser au début.
Ensuite, il faut noter (sous la remarque de Monsieur GrauLoup en personne, c’est vous dire à quel point il l’aime, cette brosse, lui qui se fiche de la plupart des choses) que la Tangle Teezer a une forme ergonomique.
Mais pas seulement au niveau de la prise en main, elle est également légèrement incurvée pour s’adapter à la forme du crâne, tout simplement. Eh bien oui, je ne sais pas vous, mais toutes les brosses que nous avons pu avoir avaient un « plateau » plat, et nos têtes sont arrondies (j’imagine que les vôtres aussi).
Ce qui aide à la prise en main, et, selon GrauLoup toujours, c’est un très gros avantage d’un point de vue du confort d’utilisation.

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Oui, bon, elle est jolie ta brosse. Mais qu’apporte-t-elle réellement au niveau du confort de démêlage?

J’avais lu, à plusieurs reprises, que cette brosse démêlait sans douleur, et rapidement.
Honnêtement, je n’y croyais pas vraiment, mais c’était ma dernière solution.

Eh bien en fait, si.
C’est vrai, ça marche. Ca démêle vite, et réduit considérablement le tiraillement et donc la douleur. Bon par contre, ne vous attendez pas à une absence totale de douleurs, si vous tirez comme un bourrin, ça va faire mal, soyons logiques. Cette brosse est pratique, pas magique.

Comment est-ce possible?

Par la disposition des picots, tout simplement.
Ils sont fins, de longueur différente, n’ont pas cette affreuse boule inutile au bout (paraît-il que ça évite de griffer le cuir chevelu… sérieusement?), ils sont simples.
Et ils font littéralement glisser les noeuds jusqu’aux pointes, où, grâce à cette ingénieuse disposition, ils sont éliminés comme par magie (« comme par »).

Bon, je ne vais pas vous mentir, sur les cheveux de Progéniture, lorsque je ne le démêle pas pendant plusieurs jours, je dois finir à la brosse classique pour gagner du temps. La Tangle Teezer peut parfaitement venir à bout de ses noeuds toute seule, mais je dois dire que c’est plus long. Moins douloureux, mais du coup plus long.
Je fais glisser tous les noeuds avec la Tangle Teezer jusqu’aux pointes, puis je saisis les longueurs dans ma main en queue de cheval, et je finis comme une sauvage le plus vite possible avec une brosse classique : la Tangle Teezer a éliminé quasi 60% des noeuds, ceux qui restent sont vraiment les plus difficiles à ôter.
Mais tout ça, sans larmes, sans cris, sans « va-t-en maman! pas la brosse! », presque sans qu’il ne s’en rende compte.

Et ça, ça n’a vraiment pas de prix! (enfin si, celui de la brosse)

Sur nos cheveux d’adultes, beaucoup plus tolérants au démêlage, la Tangle Teezer est simplement parfaite.
Elle démêle vite, même quand elle s’accroche sur des noeuds elle fait beaucoup moins mal que ses consoeurs classiques.
Et en bonus (gros bonus même, pour les adeptes du no-poo), la disposition des picots est telle qu’ils aident à répartir le sébum sur les longueurs.
Ceux qui ne se lavent pas les cheveux savent à quel point le brossage est important dans cette démarche, eh bien sachez que la Tangle Teezer, sans remplacer une bonne brosse bien poilue (en synthétique, laissez les poils des sangliers sur leurs propriétaires, merci), fait aussi un peu le boulot de répartition du sébum.
Et c’est bien pratique.

Pour l’anecdote, la semaine dernière, Monsieur est arrivé, paniqué, sa Tangle Teezer à la main, me suppliant de lui enlever les 4 énormes dreads qui s’étaient formées à force de démêlage partiel. J’ai cru devoir couper, honnêtement. 
Mais 25mn de brossage ont suffi à supprimer les dreads (ce que je croyais tout simplement impossible, vu l’état des choses. Elles étaient plus compactes que les miennes!), ce qui, à mon avis, n’aurait pas été possible avec une brosse classique.

prop02-smallDonc en résumé:

  • une brosse pratique à prendre en main, peu encombrante, ergonomique
  • un démêlage rapide et efficace, quasi sans douleurs même sur cheveux très difficiles
  • parfaitement adaptée au no-poo
    (mais aussi aux autres!)

Et comme je suis vraiment très sympa, et que Tangle Teezer est également généreux, nous vous offrons la possibilité de gagner une brosse, modèle The Original, noire (sans boîte, je suis désolée, j’ai reçu les produits « en vrac » dans un carton lambda)

Comment participer?

  1. « Likez » la page Facebook Tangle Teezer France
  2. Partagez ce concours en mode public sur au moins un réseau social
  3. Ecrivez-moi un petit mot dans les commentaires de cet article, comportant le lien vers votre partage et m’expliquant pourquoi vous méritez plus que les autres de gagner cette brosse (ou insultez-moi, j’aime bien aussi)

(vous pouvez aussi aller « liker » ma page d’illustrations , mais cela ne vous apportera pas plus de chances de gagner, ça me fera juste plaisir!)

*** EDIT o4/o3/2o15 : le Random a parlé, sur les 36 participants, c’est le 23° commentaire qui a été sélectionné! ***
Félicitations donc à Zerdad, je vous contacte pour l’envoi!

Merci à tous d’avoir participé!

Cet article a été rédigé en partenariat avec Tangle Teezer.

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La location de puériculture avec Ptit Loup Futé.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un système qui pourrait faciliter la vie de nombreux parents : la location de matériel de puériculture. (oui, j’ai traîné, mais l’article tombe pendant/avant les vacances : franchement, j’aurai pu faire pire!)
Et pour ce faire, j’ai eu l’honneur de tester le service de location de Ptit Loup Futé.


Ptit Loup Futé, c’est quoi?
C’est donc une boutique « en dur » (située à Six-Fours-les-Plages, 83) et son site, centré sur la puériculture, comme vous devez vous en douter, et qui propose plusieurs services : la location de matériel, donc, mais aussi des ateliers de portage ainsi que de la vente pure (pour les passionnés de jambières pour bébé, sachez qu’ils ont des Huggalugs, LA marque que je recommande personnellement et à laquelle je suis vraiment accro parce qu’elles sont adaptées aux gros cuissots potelés).

Le choix est plutôt vaste, les tarifs intéressants, et surtout la gérante est particulièrement sympathique. Elle saura vous guider si vous en éprouvez le besoin, et c’est appréciable dans le monde impitoyable du matériel de puériculture, tant il y a de tout!

Que louer?
Internet est un monde fantastique où l’on peut trouver de tout, ou presque.
Du lit pliant à la poussette, en passant par les porte-bébés (ah ben oui!) voire les accessoires de cuisine (on a parlé de Babycook dans le fond, je vous ai vus), tout peut être loué!
Ptit Loup Futé propose même des jouets, des baignoires, des sièges auto… Je ne vais pas vous faire la liste exhaustive, mais il y a du choix!

Bon, d’accord, mais pourquoi louer?
Chacun y verra son intérêt : tester avant d’acheter, ne pas investir dans un objet dont on ne prévoit qu’une utilisation ponctuelle, partir en vacances sans déménager sa maison…
Si vous êtes vous-même parent, vous savez à quel point il est facile d’accumuler du matériel onéreux et encombrant : la location peut limiter les dégâts!
Dans le cas où vous accueilleriez ponctuellement un bébé chez vous, cela peut également être une bonne solution pour ne pas investir dans un lit/poussette/etc tout en allégeant la quantité d’affaires que les parents vous laisseront!

Mais ce qui a attiré mon attention, c’était surtout le fait de pouvoir tester, chez Ptit Loup Futé, des porte-bébés.
La sélection est assez complète, cela va du préformé au portage d’appoint, en passant par les écharpes tricotées JPMBB et les mei-tai (dont le Maxi-Taï de Ling Ling d’Amour, spécialement pour les bambins et qu’on adore, ici). Mon seul regret est qu’il n’y ait pas d’écharpes tissées disponibles à la location, peut-être y en aura-t-il par la suite.
Et ici, pas de porte-bébés non physiologiques😉
Pour ma part, j’en ai profité pour tester le Suppori (portage d’appoint), dont je vous parlerai sûrement par la suite.

Notons également que l’on peut choisir la durée de la location, de 3 jours à 2 mois, à adapter en fonction de vos besoins!

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Et une fois qu’on a testé?
Eh bien tout simplement, si vous n’avez plus l’utilité de l’objet ou qu’il ne vous convient pas, il suffira de le retourner, soit par la Poste (Ptit Loup Futé joint au premier envoi un bordereau de retour prépayé), soit directement dans la boutique.
Et si votre essai vous a convaincu d’investir à long terme, vous pouvez également l’acheter, le tarif de la location sera alors déduit du prix de l’objet (qui est le même que dans les autres boutiques).

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Donc en résumé :

 

 

 

 

– Ptit Loup Futé propose un large choix de matériel de puériculture, disponible à la fois à la location, ainsi qu’à l’achat (sièges auto, porte-bébés, poussettes, lits, matériel pour la préparation des repas de bébé…)

– Une fois la location terminée, si vous décidez d’acquérir l’objet, le montant de la location sera déduit du prix d’achat

– La durée de la location est certes pré-établie, mais avec de nombreuses options allant de 3 jours à 2 mois

– Ptit Loup Futé vous conseillera, n’hésitez pas à poser vos questions et indiquer vos attentes et/ou vos besoins!

 

 

Infos pratiques :

Ptit Loup Futé

Cet article a été rédigé en partenariat avec Ptit Loup Futé. 

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Porter en toute sécurité.

Bonjour à tous.
Comme vous le savez sans doute (au pire, maintenant c’est le cas), hier a débuté l’édition 2o14 de la Semaine Internationale du Portage.

A ce titre, je ne pouvais pas rester silencieuse, mais j’ai voulu aborder un point que j’ai jusqu’à présent un peu laissé de côté dans mes articles : la sécurité.

(je n'ai toujours pas pris le temps de refaire cette horrible illustration)

(je n’ai toujours pas pris le temps de refaire cette horrible illustration)

 

Porter son enfant, c’est bien.
Ca, on l’a vu, revu et révisé. Vous commencez à le savoir, il y a énormément d’avantages à porter son enfant :
– la satisfaction d’un besoin de proximité
– le renforcement des liens parent/enfant
– le respect d’une bonne position pour l’enfant (soutien par la base, non-appui permanent de la tête sur une surface plane, contenance qui permet à l’enfant de développer sa motricité…)
– la libération des mains du porteur
– une mobilité plus grande
Ce n’est qu’une liste non-exhaustive, chacun y trouvera son compte (oui, cacher le bourrelet post-grossesse peut figurer sur la liste).

Mais pour que le tableau soit parfait, il est primordial de s’assurer de la sécurité du petit porté.
On relate souvent sur le web des histoires atroces de bébés étouffés dans une écharpe de portage, attisant les plumes acides des anti-portage (oui, comme pour tout, il y en a) et réveillant les inquiétudes des parents et de l’entourage des porteurs.
Sachez que c’est rare, j’irai même jusqu’à dire exceptionnel, même si ces articles sont souvent introduits par une notion de répétition.

Malgré tout, il est indispensable de veiller au respect de quelques points-clés d’un bon portage.

En premier lieu,  il est absolument primordial de s’assurer que les voies respiratoires de l’enfant soient dégagées. Pas de tissu qui passe sur son nez ou même son menton, il faut qu’il soit libre de respirer sans le moindre obstacle!
On parle souvent de glisser deux doigts entre le menton et la poitrine de bébé. Si, en théorie, c’est parfaitement juste, avec un vrai bébé qui prend la position qu’il veut, ce n’est pas toujours évident, mais gardez bien cette image en tête! L’idéal est un menton bien relevé (sans aller jusqu’à forcer sur sa nuque bien sûr), et un petit nez prêt à tout sentir!

L’enfant ne doit être ni trop haut, ni trop bas.
Pas trop haut, car cela deviendrait inconfortable et il pourrait avoir du mal à caler sa petite tête contre vous.
Pas trop bas, car il pourrait vite se retrouver la tête enfouie sous le tissu, en donc avoir des difficultés à respirer. En plus, ça fait mal au dos du porteur (et hop, une raison de plus de faire attention!).
L’enfant doit donc être à portée de bisous : sa tête reposera sur le haut de votre poitrine (pas votre cou) ou sur le creux de votre épaule.
(bien entendu, je parle ici d’un portage ventral ou sur la hanche, pour le portage au dos, vous adapterez ces conseils😉 )
Ainsi, vous n’aurez qu’à pencher la tête pour l’embrasser sur le front. Si vous tirez trop sur vos cervicales, c’est qu’il est trop bas! Si vous devez enfoncer le menton sur votre cou, c’est qu’il est trop haut!

Le corps de l’enfant doit être dans une position physiologique, respectueuse de la position qu’il adopte naturellement lorsqu’il est libre de ses mouvements.
On parle de la position « grenouille », et pour les anglophones, de la position « M ». Ces termes sont assez imagés, et je dois dire que je préfère le terme de la position « M » : les barres latérales de la lettre représentent les jambes, la « pointe » centrale représente les fesses. Bon, allez, je fais un effort :
portagephysio02Donc, en résumé : en passant le tissu bien au creux des genoux de l’enfant, cela l’aidera à se positionner ainsi. Le bassin sera basculé en avant, et le dos sera bien arrondi.
Ne forcez jamais sur ses jambes pour les écarter! Contentez-vous de remonter ses genoux, et l’enfant écartera ses jambes en fonction de son évolution physiologique.
De cette manière, non seulement vous respecterez le corps de l’enfant, mais également vous éviterez de créer des points d’appui trop petits.
Plus l’enfant sera raide, plus le point d’appui sera petit, et l’enfant sera non seulement dans une position peu confortable, mais se sentira également moins soutenu, moins enveloppé : moins sécurisé!
En position physiologique, la zone d’appui et de soutien se fait depuis le milieu du dos jusqu’au creux des genoux, et enveloppe bien la base (les fesses) de l’enfant.

Enfin, et toujours aussi important, le moyen de portage doit toujours être correctement ajusté!
Cela peut paraître idiot. Sans doute plus que le reste. Mais pour éviter un glissement, et donc une éventuelle chute, il est primordial de bien ajuster votre moyen de portage, que ce soit un préformé, un mei-tai, un sling ou une écharpe (a priori, si vous utilisez un tube, vous l’avez choisi à votre taille, donc le risque de glissement est déjà limité).
Un porte-bébé trop lâche peut non seulement se desserrer, mais également glisser le long des fesses et du dos de l’enfant, pour ne plus rien soutenir du tout! (bien sûr, cela dépend aussi du nouage).
La vigilance évolue au rythme de bébé : un tout petit bébé peut glisser sur le côté, se tordre, et prendre une position inconfortable et/ou insécurisée.
Un bébé plus grand (et donc un bambin) peut desserrer l’écharpe en bougeant, même si ce ne sont pas des mouvements brutaux (on en parle, de l’enfant qui se jette en arrière?).
A tous les âges, un porte-bébé mal serré, quel que soit son type, peut remonter le long du dos de l’enfant et le laisser glisser.

Alors pour éviter cela, on ajuste!
Sans comprimer le duo porteur/porté, il doit être suffisamment proche des corps pour en épouser la forme et suivre leurs mouvements.
Ainsi, l’enfant pourra bouger mais le tissu en fera de même : il ne faut surtout pas que l’enfant bouge d’un côté pendant que l’écharpe reste au même endroit!

Fiez-vous à vos ressentis.
Soyez à l’écoute de votre enfant, et attentif à vos sensations. Normalement, si l’enfant glisse, si l’écharpe se desserre, vous le ressentirez et serez à même de le rectifier.
Observez votre enfant, toujours. Sans garder les yeux rivés sur lui, surveillez régulièrement qu’il ne manifeste aucun signe anormal d’agitation (ou de léthargie), qu’il ne change pas de couleur (y compris sur ses membres) ou quoi que ce soit d’anormal. Il sera votre meilleur indicateur!
(et bien sûr, toujours le protéger des aléas météorologiques, sur toutes les parties de son corps qui ne sont pas dans l’écharpe : le protéger du soleil avec un chapeau bien couvrant et de la crème solaire adaptée, le protéger du froid avec des vêtements pas trop épais mais bien couvrants, sans jamais l’étouffer sous une écharpe, et n’oublions ni les mains ni les pieds!)
Si vous n’êtes pas certain de serrer correctement votre écharpe, ou encore de bien installer votre enfant, n’hésitez pas à participer à un atelier  : les moniteurs de portage sont là pour ça!

Et partagez les bons gestes!
Ne laissez pas les personnes mal informées dans leur ignorance : il en va de la sécurité de leur enfant.
Sans aller jusqu’à rentrer dans le lard des gens, je vous laisse le soin de le faire de manière positive, sans juger, sans agresser : ces personnes ne veulent certainement pas du mal à leur enfant, elles manquent simplement d’informations, de formation.
Si l’occasion se présente, partagez vos astuces, vos conseils, votre amour du portage et votre volonté de protéger les enfants!
Je sais qu’il est difficile d’aborder les défauts d’un nouage avec la personne concernée, surtout s’il s’agit d’un inconnu (et là je ne parle même pas des porte-bébés non physiologiques!). Mais si vous voyez une ouverture, foncez!

 

En ce qui me concerne, j’ai mis à profit mes essais techniques d’illustration pour vous offrir cette image résumant mon article.
N’hésitez pas, partagez-la. Une image vaut mille mots, dit-on, et en plus celle-ci en contient.
Sentez-vous libre de la diffuser, de l’imprimer, de l’envoyer, de l’afficher (mais pas de la modifier, d’en copier certaines parties ou de la clamer comme étant vôtre, merci😉 )!
Spread the word, comme on dit😉 (et si c’est pas la bonne expression, je passe pour une grosse conne!)

(cliquez dessus pour l'avoir à taille réelle)

(cliquez dessus pour l’avoir à taille réelle)

Bonne semaine du portage à vous, et portez-vous bien!!

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[Test] La veste de portage Zoli

Oui, je sais, on est en Août, en pleines chaleurs (parfois), on a plutôt l’esprit perdu entre les tongs, les crèmes solaires, les RainbowLoom (hahaha), et les achats de la rentrée.
Donc pourquoi diable vous parler d’une veste, là, maintenant?
Et pourquoi pas?

Non, plus sérieusement, j’ai envie de vous en parler aujourd’hui pour la simple et bonne raison que la nouvelle collection arrive à grands pas (je l’ai vue en avant-première, elle tabasse sa race). Et donc, vous présenter ces super vestes maintenant vous laissera tout le temps de vous convaincre de vous laisser tenter pour l’automne qui arrive!
Mais également parce que j’ai eu l’honneur de travailler pour Zoli, qui m’a gentiment autorisée à publier ce que j’ai réalisé.

 

Zoli, en quelques mots, c’est une entreprise française, fondée en 2oo9 .
Reconnaissable par son papillon typique qui vient orner ses produits, Zoli propose toute une gamme de vêtements esthétiques, pratiques et innovants pour les tout-petits, les moins petits et leurs parents. De la veste de grossesse au capuchon, en passant par le manteau de portage pour les fillettes (vous pouvez toujours mettre votre mini-mec dedans, hein, mais la coupe est plutôt féminine!), ce sont des vêtements chauds et bien pensés pour passer de jolis hivers, en porte-bébé ou en poussette, pour maman ET pour papa (eh oui)!
Et comme Dame Zoli pense à tout, elle s’incruste également dans nos garde-robes estivales avec de jolis chapeaux de soleil bien pensés avec leur couvre-nuque, et leurs grands frères pour les (très) grandes filles.
Petit plus, les tissus sont quasi intégralement labellisés Oeko-tex et fabriqués en France.

Zoli est également revendeur (parfois exclusif!) de porte-bébés : vous pourrez trouver, entre autres, sur leur site, les écharpes Ellevill, les préformés Tula et Boba… ainsi qu’un service de location de porte-bébés et de manteaux de portage (eh oui!).

 

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Un jour je referai mes visuels. Promis.

Donc, pour vous présenter rapidement le produit, il s’agit d’une veste, en polaire très douce, utilisable dès la grossesse, durant vos années de portage et jusqu’à… ce que vous en ayez marre (ou que vous la refourguiez à votre cousine/soeur/voisine/ enceinte ou jeune maman).

Mais… comment?

Cette veste, communément dénommée « Trio », arrive avec tout un tas de morceaux :
la veste en elle-même, avec sa bande amovible au dos
un insert de grossesse, à glisser entre les deux fermetures éclair à l’avant, qui vous permettra d’élargir votre veste pour garder votre grosse bedaine bien au chaud
un insert de portage, plus large, utilisable devant ou au dos (ou les deux, car les inserts peuvent également être vendus séparément de la veste)
une capuche (amovible) pour la veste, qui se fixe au col par quelques boutons discrets
un capuchon bébé (une sorte de cagoule, avec un plastron à l’avant et à l’arrière pour bien couvrir la tête et la nuque des bébés), dont je vous parlerai dans un autre article, car il mérite amplement sa page rien qu’à lui.

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Le terme « Trio » comprend la veste et les deux inserts, le capuchon et la capuche sont arrivés après le baptême du produit!
Lorsque vous achetez un « pack trio », tout arrive dans le même coloris (ici, c’est le coloris Hanami que j’ai utilisé, il est juste magnifique, même si, personnellement, j’ai une Perle – noire et gris clair).
Vous pouvez bien sûr acheter séparément les inserts et les capuchons, dans les coloris que vous voulez!

Petite précision, car on n’est pas tous experts en portage : cette veste n’inclut pas et ne se substitue pas à un porte-bébé! Elle est conçue pour être utilisée par-dessus n’importe quel porte-bébé existant, mais ne contient pas de « poche » spéciale pour ranger son bébé directement dedans. Oui, ça peut paraître logique. Mais lorsque j’ai débuté le portage, je pensais qu’une veste de portage incluait un porte-bébé…

Bon, ok, c’est bien tout ça. Mais on fait quoi de ces morceaux?

C’est là que je trouve cette veste vraiment pratique et polyvalente : elle peut donc s’utiliser en veste de grossesse, puis, en portage ventral, mais aussi en portage dorsal, et même seule, sans gros bidon ni bébé, et sans avoir l’air d’un sac.
Je vous jure, elle est vraiment seyante. Ca reste une veste en polaire, mais elle est vraiment bien coupée, le fait qu’elle soit cintrée la rend parfaitement portable, contrairement à beaucoup d’autres.

Voyez plutôt :
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C’est bien joli tout ça, mais ce n’est pas un peu compliqué à mettre, dans le dos?

Très honnêtement, la première fois que j’ai voulu la mettre en mode « portage dos » seule, j’ai cru ne jamais y arriver.
Et puis, j’ai regardé les vidéos, et j’ai compris. Depuis, je n’ai plus jamais eu le moindre problème pour l’installer : il suffit de voir le mode d’emploi une fois!

Et comme je suis vraiment très sympa (et Zoli aussi), ce mode d’emploi, le voici :

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Et pour la retirer, parce que là aussi j’ai cru que jamais je n’allais y arriver :

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C’est bien plus simple que ça n’en a l’air (même si ça a été assez coton de dessiner le « pas à pas »)!

Et en pratique?

Coloris Perle. Idéal pour se marrer comme des baleines même quand la progéniture vous met des claques.

Pour faire simple, mon amie J. m’a prêté sa Perle en Novembre dernier, car je n’avais jusqu’alors pas de veste de portage. Je m’étais débrouillée jusque-là avec une grande veste du GrauLoup, mais du coup je ne pouvais porter qu’en ventral. Progéniture allait doucement vers ses 2 ans, et préférait largement aller chez sa nounou sur mon dos plutôt que face à moi (et je ne pouvais déjà plus faire ce long trajet en portage hanche).
L’arrivée de la veste Zoli a révolutionné notre quotidien.
Non seulement nous étions à l’aise dans notre veste (bien qu’elle soit une taille trop petite pour moi, je suis plus épaisse que mon amie!), grâce à l’insert de portage qui, sans être trop ample, laisse une marge confortable, mais également nous avons pu apprécier le portage dorsal malgré le froid, sans avoir à se boudiner dans nos manteaux respectifs.

Si jamais j’avais prévu de renouveler l’expérience de la grossesse, je n’aurai pas à investir dans un manteau spécial, et grâce à la possibilité de mettre deux inserts de portage, je pourrai même tester le co-portage!
(non, a priori ça n’arrivera pas, mais c’est possible avec la Zoli!)

Petite astuce : la veste était, comme je l’ai mentionné, une taille trop petite pour moi. Cela peut vous arriver si, comme dans mon cas, on vous en prête une, ou si vous l’achetez d’occasion, mais il est tout à fait possible de l’utiliser tout de même : ses manches retroussables peuvent être dépliées (gain d’une dizaine de centimètres en longueur de manche), et l’insert grossesse peut être rajouté pour élargir la veste, si l’insert de portage ne suffit pas.
C’est ce que j’ai fait : insert de portage au dos pour y « ranger » Progéniture, et insert de grossesse devant pour être plus à l’aise. Et quand je voulais porter en ventral, j’inversais les inserts (donc portage devant, grossesse derrière). Ni vu ni connu, c’était une nouvelle preuve de la polyvalence des Zoli!

« Elle est jolie ta veste, jamais je n’aurai pensé que c’était une veste de portage! »

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Coloris Perle Chinée, édition limitée (et épuisée)

Lorsque j’avais la flemme de porter mon grand et beau manteau de drap de laine, encombrant à souhait, et que je portais ma Zoli en mode solo, on m’a souvent fait cette remarque, suivie de « mais on fait comment pour mettre un bébé dedans? ».

La veste, en soi, est très bien pensée : son col relevable bicolore (replié, il est de la couleur dominante de la veste ; relevé, il tient avec un bouton et est de la couleur minoritaire) est impeccable pour les jours très froids ou venteux, ses poches sont bien placées et profondes (j’ai d’assez grandes mains, et j’ai vraiment apprécié ce détail). Sa coupe est bien féminine, et la largeur peut être ajustée grâce à des élastiques de serrage (je les ai fait apparaître sur le dessin de présentation de la veste, mais ils ne se voient pas en réalité). Sa matière est douce, sa doublure à motifs ajoute une touche de pep’s sans être trop tape-à-l’oeil…
Et un point que j’ai beaucoup apprécié, moi qui suis plutôt grande (avec mon chignon je dois atteindre le 1,80m!), c’est sa longueur. Elle recouvre bien les hanches, et ne laisse pas les reins à l’air lorsqu’on se baisse. Les grandes comprendront mon enthousiasme!

Comme on l’a vu, elle est très modulable en fonction de nos besoins (grossesse, portage ventral, portage dorsal, double portage, portage et grossesse, solo… Zoli parle même de portage hanche, je n’ai pas testé personnellement, mais je n’y vois pas d’obstacles), et les inserts ne prennent que peu de place dans un sac (à main, à langer…).

Elle n’est donc pas réservée aux mamans porteuses (bien qu’honnêtement, je ne pense pas qu’une « non-porteuse » achèterait ce produit aussi polyvalent, dont la spécificité est bien la possibilité de moduler les inserts pour faciliter le portage hivernal), car portée sans inserts elle devient une veste classique (qui ressemble vraiment à quelque chose).

Et un dernier point sur la qualité du produit : la veste que j’ai eu entre les mains a donc servi 3 hivers, pour 3 enfants différents et 2 mamans différentes. Pourtant, les coutures et la doublure sont restées intactes, les fermetures éclair impeccables, et la polaire a bien tenu le vieillissement (pas d’affreuses bouloches comme on peut le voir sur de la polaire de moindre qualité). Niveau chaleur, sans être incroyablement chaude, elle tient bien ses promesses également.

D’accord, mais et les papas alors?

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« Dua » coloris Amsterdam. Les beaux gosses ne sont pas inclus avec la veste, débrouillez-vous.

 Eh bien Messieurs, réjouissez-vous : Zoli a également une ligne masculine!
Parce que les papas porteurs, trop souvent oubliés (non, ok, plus trop maintenant, je le reconnais), ont eux aussi le droit de porter leur descendance en hiver, il existe une très jolie collection spécialement conçue pour les mâles, avec une coupe de mec, et toujours la possibilité d’installer les inserts portage au dos, ou devant (ou de piquer l’insert grossesse de Madame, mais là, ce n’est plus de mon ressort -et je ne suis même pas sûre que ça passe).
Ce ne sont donc pas des « trio », mais des « dua », qui, par contre, ne contiennent pas le capuchon ni la capuche. Peut-être à venir?

En conclusion, les vestes de portage Zoli sont vraiment de beaux produits, pratiques et polyvalents.
De belle fabrique, avec, derrière, des nanas vraiment au top pour s’occuper de tout et bichonner les clients, et surtout, des produits bien pensés, pour  faciliter la vie des parents et le confort de tout le monde.

Infos pratiques :

Zoli
La veste de portage « Trio » pour femme, 170€
La veste de portage « Dua » pour homme, 89,30€
Le manteau « Moi zaussi » pour fillette, 49,16€

Et retrouvez le mode d’emploi illustré avec vos vestes Zoli!

Cet article a été rédigé en partenariat avec Zoli. Les images représentant une femme rousse ainsi que la veste seule sont les propriétés de Zoli et de Lou Pine. Aucune reproduction n’est autorisée.
Les autres images ne sont pas libres de droit, merci de me contacter si vous souhaitez les utiliser.